La proprioception pour prévenir et guérir les blessures


De nature en partie inconsciente, la proprioception détermine quelle est la position exacte de notre corps à chaque instant de notre vie.

Si on perdait tous nos sens: on ne voit pas, on n’entend rien, on ne sent ni ne goûte quoi que ce soit et aucune sensibilité sur notre peau n’est perceptible… Que nous resterait-il? La perception de la position dans notre corps. Même si nos cinq sens perdaient toute fonction, nous serions apte à reconnaître que nous sommes en position assise ou couchée!

Cette capacité à percevoir notre corps dans l’espace provient en partie de l’oreille interne, en partie de la vue, et en partie de nombreux récepteurs neurologiques qui sont situés un peu partout dans notre corps, notamment dans les muscles et les articulations. Par le vieillissement, les blessures et certaines pathologies, ces récepteurs peuvent perdre de leur efficacité. La proprioception est alors inefficace et la personne est plus à risque de blessures.

Mais de quelle manière?

Voici l’exemple bien simple de l’entorse à la cheville. Vous marchez dans un sentier. Au moment où vous posez le pied sur une racine, votre pied verse vers l’intérieur. L’entorse vous guette! Mais peut-être pas si vous avez une bonne proprioception! Vos propriocepteurs pourront fournir rapidement l’information révélant qu’à ce moment précis, votre pied est en train de dangereusement s’incliner. Un signal sera alors transmis aux muscles responsable de ramener votre pied en direction opposée. Avant que votre pied verse au delà de l’amplitude acceptable par vos ligaments, la cheville sera ramenée au neutre.

À l’opposé, chez la personne ayant une pauvre proprioception, l’information révélant que la cheville est dangereusement fléchie sera transmise quelques millisecondes plus tard, et ce temps sera malheureusement suffisant pour que le pied verse au delà de ce que les ligaments peuvent supporter. Le cercle vicieux se mettra en place: une conséquence de cette blessure sera une diminution de la proprioception, et cela placera la personne à risque pour une entorse la prochaine fois qu’elle mettra le pied sur une racine. Cependant, la bonne nouvelle est que la proprioception s’entraîne, et ce autant chez la personne blessée, que chez le sportif ou chez la personne vieillissante.

Malgré cet exemple commun, il ne faut pas faire l’erreur d’associer la proprioception uniquement à la cheville. Elle a un impact autant pour le genou, l’épaule, le cou ou la région lombaire. Les propriocepteurs sont partout et ils sont très importants. Il ne faut pas les négliger! La tendance est à améliorer sa force, sa puissance et ses capacités cardio-vasculaires, mais la proprioception est trop souvent négligée. Ne faites pas cette erreur et suivez-les recommandations de votre professionnel de la santé! Intégrez des exercices dans votre entraînement régulier, et si une blessure survient, soignez-la adéquatement.

La mobilité chez les sportifs


Dans la vie de tous les jours, nous savons que les entretiens sont bons et importants pour éviter que nos biens/objets se brisent, comme notre voiture par exemple. Nous faisons tous nos changements d’huile régulièrement dans le but d’éviter que notre moteur explose. Nous lavons la machine à café de façon périodique pour éviter que les grains ne bouchent les filtres. Pourtant, dans la plupart des cas dans le sport, nous attendons que le problème surgisse pour agir. Et pourtant, la prévention par les exercices de mobilité est connue et accessible, mais très peu utilisée. Un corps mobile n’empêchera pas les blessures traumatiques (à la suite d’une chute ou une collision), mais peut certes éviter que le corps ne s’use prématurément.

Nos ligaments, nos tissus mous ou nos articulations ne devraient pas avoir une longévité plus courte que notre durée de vie. Pourtant, les mauvaises postures, les mauvais patrons moteurs et les surcharges d’entraînement font que nous brûlons de manière exponentielle cette durée. Dr. Kelly Starrett[1] affirme que 98 % des blessures orthopédiques sont évitables et que les athlètes manquent tout simplement de compréhension dans la biomécanique et ne possèdent pas les outils pour se guider à travers le processus.

Starrett affirme que le 2 % des blessures qui sont inévitables sont les pathologies (ex. infections) et les traumatismes sévères. Les 98 % restants seraient dus au manque d’amplitude de mouvement et aux erreurs de mouvement en action.

Hypertonicité

Chez la plupart des athlètes, on remarque une mécanique de compensation dans certains mouvements. On trouve également une hypertonicité dans les muscles près d’une blessure. Par exemple, une hypertonicité dans le mollet et un manque de dorsiflexion de la cheville chez un athlète avec une tendinopathie du tendon d’Achille est très commun. L’hypertonicité des muscles autour d’une articulation produit sans aucun doute un stress dans celle-ci. Il faut en premier lieu éliminer ces raideurs pour que nos articulations ne subissent pas de stress trop important.

Erreur de mouvement

Avoir un dos rond, les épaules enroulées ou le port de tête avancé sont des postures qui limitent le mouvement. Ces postures pourront limiter l’atteinte d’un niveau de performance souhaité chez les athlètes si elles ne sont pas corrigées.

Bref, le corps doit être mobile pour effectuer les mouvements correctement. On peut ainsi optimiser la performance et prévenir les blessures chez l’athlète, mais aussi chez les sportifs de tous niveaux. Votre kinésiologue-kinésithérapeute sera sans doute un atout afin de prévenir les blessures et/ou éliminer les douleurs. Il pourra vous recommander les exercices de mobilités les plus pertinents pour vous.

[1] Starrett, K., Cordoza, G. (2013). Becoming a Supple Leopard : The Ultimate Guide to Resolving Pain, Preventing Injury and Optimizing Athletic Performance. Las Vegas (USA) : Victory Belt Publishing Inc

Sport et hydratation : Comment s’y retrouver?


Plus de 60 % du corps humain est composé d’eau, liquide essentiel pour le transport de divers éléments du sang vers différentes parties du corps, pour l’évacuation de déchets de l’organisme et bien d’autres. On élimine en moyenne de 2 à 2,5 litres d’eau par jour, il est donc essentiel d’avoir une bonne hydratation afin de remplacer ce qui a été perdu. Pendant un effort physique, les pertes de liquide seront plus importantes surtout à cause de de la sueur plus ou moins abondante selon l’individu, l’intensité de l’exercice ainsi que la température.

La transpiration (évaporation de la sueur) est le mécanisme par lequel il est possible de conserver la température corporelle à un niveau acceptable en dissipant la chaleur produite pendant l’effort. Une température très humide rend plus difficile l’évaporation de la sueur donc du même coup l’évacuation de la chaleur corporelle comparativement à un temps plus sec. Être bien hydraté est donc essentiel lors d’un effort physique, mais comment s’assurer de bien l’être ?

Les recommandations pour l’hydratation dans le sport ont grandement évoluées depuis le début des années 1900. Au début de ces années, il était plutôt recommandé de ne pas boire pendant un effort, si long soit-il. Par la suite, il est devenu évident que d’éviter une trop importante déshydratation pendant l’effort était en accord avec de meilleures performances. C’est pourquoi, vers la fin des années 80, on a complètement changé ces recommandations et il est plutôt suggéré de boire ad libitum, soit autant que toléré. Passant d’un extrême à l’autre au cours du dernier siècle, les recommandations actuelles se trouvent plutôt dans une zone de compromis entre ces deux polarités.

Avant

Une erreur fréquente est de commencer son exercice ou sa compétition et d’être déjà légèrement déshydraté. Cela peut être le cas pour différentes raisons ; nervosité avant un évènement, peur d’avoir trop envie, oubli de boire, etc. L’idéal, c’est de se donner assez de temps pour faire le plein de liquide, mais d’avoir suffisamment de temps pour l’évacuer. Un truc simple, 4 heures avant votre évènement, consommez deux grands verres d’eau (environ 500 ml) et 2 heures avant le départ, prenez un autre grand verre d’eau (environ 250 ml). Assurez-vous que votre urine soit claire, indice d’un état d’hydratation optimal. L’avantage d’être bien hydraté avant de commencer un effort est, entre autres, qu’on commence à suer plus rapidement et plus abondamment.

Pendant

Le taux de sudation d’une personne peut varier grandement selon différents facteurs dont l’intensité et la durée de l’exercice, le niveau d’entrainement et l’acclimatation à la température. C’est pourquoi il peut être pertinent de consulter un nutritionniste afin de créer son plan d’hydratation personnalisé. Par contre, quelques règles générales pourront vous aider à être bien hydraté lors de vos évènements sportifs.

Pour un effort de moins d’une heure

Il faut boire de l’eau pour couvrir sa soif et se sentir confortable au niveau digestif. Effectivement, le fait de couvrir sa soif serait en accord avec un état d’hydratation optimal pour de bonnes performances. Concrètement, cela peut représenter de trois à quatre gorgées aux 15 à 20 minutes. On parle de petites quantités, mais prises plus souvent, et ce dès le début de l’exercice.

Pour les efforts de plus d’une heure

Les pertes de sueur étant plus importantes, il faut également penser à ajouter des électrolytes à la boisson consommée. Encore une fois, selon l’individu, la quantité de minéraux perdue diffèrera. Mais sans se lancer dans une analyse biochimique de notre sueur, viser une concentration de 500 à 700 mg de sodium par litre de boisson est adéquat. Un déséquilibre trop important des électrolytes peut occasionner différents désagréments tels que des crampes.

N’oubliez pas que pour les efforts se prolongeant au-delà d’une heure et demie, il faut aussi ajouter des glucides. On l’ajoute soit à la boisson consommée ou sous toute autre forme solide. On peut alors assurer un bon niveau d’énergie jusqu’à la fin.

Comment savoir facilement si je bois assez?

Assurez-vous que votre urine soit de couleur jaune assez pâle après un effort. Cela représente un indice que la quantité d’eau consommée pendant l’exercice est adéquate. Une urine très foncée est un signe d’une déshydratation un peu plus prononcé. Ajustez donc vos quantités pour les prochaines fois et assurez-vous de boire davantage.

L’expression « trop c’est comme pas assez » s’applique bien dans cette situation. Il n’est guère pertinent de vouloir boire le plus possible. D’abord, il est plutôt inconfortable de pratiquer un sport le ventre plein de liquide. Plus encore, un état d’hyperhydratation peut mener à des symptômes bien plus graves, un état qu’on appelle l’hyponatrémie.

Après

Après un effort, il est important de continuer à boire afin de retrouver une urine claire. Les aliments plus salés de l’alimentation permettront de remplacer les minéraux perdus dans la sueur.

En conclusion, retenez d’abord qu’il est surtout important d’arriver bien hydraté sur la ligne d’arrivée. Ensuite, de couvrir sa soif en buvant de petites quantités tout au long de notre effort. Pour un plan plus individualisé, un(e) nutritionniste saura vous guider. Bon sport !

Fasciite plantaire : comprendre la douleur au talon et les solutions de traitement

La fasciite plantaire, aussi appelée fasciapathie plantaire lorsqu’elle devient chronique, est l’une des causes les plus fréquentes de douleur sous le talon. Cette condition touche autant les sportifs que les personnes actives ou celles qui passent de longues heures debout.

La douleur est généralement ressentie sous le talon ou le long de la voûte plantaire. Elle est souvent plus intense lors des premiers pas le matin ou après une période de repos prolongée.

L’importance d’un bon diagnostic

Avant d’entreprendre un traitement, il est essentiel de confirmer l’origine de la douleur. Plusieurs problèmes peuvent provoquer des symptômes semblables à ceux d’une fasciite plantaire, notamment une fracture de fatigue, une compression nerveuse, une atteinte articulaire ou certaines maladies inflammatoires.

Une évaluation complète permet d’identifier les facteurs contribuant au problème et d’orienter le traitement de façon optimale.

Qu’est-ce que l’aponévrose plantaire?

L’aponévrose plantaire est une épaisse bande de tissu fibreux située sous le pied. Elle s’étend du talon jusqu’aux orteils et joue un rôle important dans le maintien de l’arche plantaire ainsi que dans l’absorption des forces lors de la marche, de la course et des sauts.

Lorsque les contraintes exercées sur cette structure dépassent sa capacité d’adaptation, des microdommages peuvent apparaître et entraîner de la douleur.

Pourquoi la fasciite plantaire se développe-t-elle?

Plusieurs facteurs peuvent contribuer à l’apparition de cette condition :

Dans la majorité des cas, la douleur résulte d’une combinaison de plusieurs facteurs plutôt que d’une seule cause.

Phase aiguë ou phase chronique?

La prise en charge dépend souvent du stade de la condition.

Phase aiguë

Lorsqu’une douleur est apparue récemment, une composante inflammatoire peut être présente. L’objectif est alors de diminuer les contraintes sur le tissu irrité tout en maintenant un niveau d’activité adapté.

Phase chronique

Lorsque les symptômes persistent pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois, l’inflammation n’est généralement plus le principal problème. Le tissu présente davantage des changements dégénératifs et une diminution de sa capacité à tolérer les charges.

Dans cette situation, le traitement vise principalement à stimuler la guérison des tissus et à corriger les facteurs ayant contribué au développement du problème.

Quels sont les traitements efficaces?

Le traitement est adapté à chaque personne selon son historique, son niveau d’activité et les facteurs identifiés lors de l’évaluation.

Les interventions pouvant être utilisées comprennent :

Dans les cas persistants ou chroniques, des modalités complémentaires peuvent également être envisagées :

Photobiomodulation (laser thérapeutique)

La photobiomodulation utilise une lumière thérapeutique afin de stimuler les processus naturels de réparation des tissus, réduire la douleur et favoriser la récupération.

Thérapie par ondes de choc

Les ondes de choc constituent une option reconnue pour les fasciopathies plantaires chroniques. Elles stimulent les mécanismes de guérison du tissu et peuvent contribuer à diminuer la douleur chez les personnes dont les symptômes persistent malgré les approches conventionnelles.

Peut-on prévenir la fasciite plantaire?

Bien qu’il soit impossible de prévenir tous les cas, certaines habitudes peuvent réduire les risques :

Une intervention précoce permet souvent de réduire la durée des symptômes et de favoriser un retour plus rapide aux activités.

Comprendre et prévenir les troubles de l’articulation temporo-mandibulaire (ATM)

Nous utilisons nos articulations temporo-mandibulaires (ATM) des milliers de fois par jour pour parler, manger et avaler. Situées de chaque côté du visage, juste devant les oreilles, ces articulations complexes lient la mandibule au crâne. Elles sont soutenues par un réseau musculaire puissant, incluant le muscle masséter, capable de déployer une grande force.

Parce qu’elles sont constamment actives, les ATM sont particulièrement vulnérables aux surcharges mécaniques. Ainsi, lorsque le système est sollicité au-delà de sa capacité d’adaptation, une trouble de l’ATM peut s’installer.

Les signes qui doivent vous alerter

Un problème à l’ATM peut se manifester de différentes façons :

trouble de l'atm

Le rôle clé des parafonctions: quand la mâchoire travaille pour rien

Bien que les traumatismes directs et le stress psychosocial soient des facteurs contributifs connus, les parafonctions représentent l’une des causes les plus communes — et pourtant évitables — des troubles de l’ATM.

Une parafonction désigne donc tout usage de la mâchoire en dehors des fonctions physiques normales (qui se résument en gros à la mastication, la déglutition et la phonation). Ces habitudes inconscientes gardent les muscles et les articulations sous une tension constante et excessive.

Parmi les parafonctions les plus fréquentes, on retrouve :

L’approche préventive : briser le cycle des parafonctions

La prévention des troubles de l’ATM repose avant tout sur la conscientisation et la modification de ces comportements parafonctionnels au quotidien. En réduisant la fatigue accumulée, on permet aux tissus de se régénérer.

Une question ou besoin d’une évaluation pour votre mâchoire ?

N’attendez pas que l’inconfort devienne une douleur chronique. Des solutions existent pour retrouver votre confort.

Qu’est-ce qu’une fracture de stress?


La fracture de stress est une petite fracture que l’on retrouve fréquemment chez les coureurs. Elle se produit le plus souvent au niveau des métatarses (l’avant du pied), au calcanéus (le talon) et au tibia. La douleur est précise et très bien localisée. Au début, la douleur pourra s’estomper entre les séances de course, mais progressivement elle gagnera en intensité et en durée. La fracture de stress passe souvent inaperçue sur une radiographie standard. La plupart du temps, une scintigraphie osseuse sera recommandée lorsque cette blessure est suspectée.

Les facteurs de risques

La fracture de stress survient lors de chocs répétés auxquels le corps n’est pas habitué. Ainsi, un volume de course élevé pour quelqu’un qui y est habitué et qui, par le passé, l’a augmenté progressivement ne sera probablement pas touché par ce type de blessure. À l’opposé, des courses de plusieurs kilomètres pour un nouvel adepte de la course à pied le placera à risque pour une fracture de stress. Ses ostéoblastes ne répondront pas à la demande de réparation osseuse.

Une surface de course dure, comme le béton ou l’asphalte, est un facteur de risque supplémentaire. De plus, il est bien de noter que même un coureur aguerri peut être vulnérable face à ce type de blessure. En effet, un entraînement résultant en une grande fatigue musculaire (ou tout simplement une période ou la personne est davantage fatiguée) diminuera l’efficacité des muscles à contrôler le mouvement du corps lors du contact au sol. L’absorption du choc sera donc faite de manière beaucoup moins efficace, et les forces seront transmises à l’os.

De plus, le coureur bien entraîné n’est pas à l’abri de carences alimentaires. Une carence en minéraux, notamment le calcium et le magnésium, ainsi qu’en vitamine D pourra prédisposer la personne à une diminution de la densité osseuse, menant à de l’ostéopénie et par la suite à de l’ostéoporose. Un os à faible densité est un os plus susceptible d’être fracturé.

Guérison

Il n’y a malheureusement pas de formule miracle pour guérir une fracture de stress. Il faut du repos et éviter la mise en charge. Cela veut dire arrêter notre entraînement habituel pour 4 à 8 semaines. On remplace par de l’aqua-jogging au début et on peut progresser vers le vélo. Ensuite on reprend la course avec des intervalles de marche et de course. Il faut s’assurer que la musculature fait son travail comme il se doit pour bien absorber les chocs. Certains appareils en clinique peuvent aider la guérison des fractures qui sont récalcitrantes. Mais chose certaine, il faut s’attarder à trouver la cause qui a provoquée la fracture et y remédier.

Les VPPB (Vertiges Paroxystiques Positionnels Bénins)


Avez-vous déjà souffert de vertiges, soit cette impression que votre environnement tourne autour de vous et qui peut être accompagnée de nausées et/ou de vomissements? Le diagnostic différentiel de ce problème est complexe, car on dénote plus de 150 causes de vertiges et d’étourdissements.

Vertige paroxystique positionnel bénin (VPPB)

Les VPPB sont la cause la plus fréquente (30%) des vertiges. On les associe à certaines postures, positions ou mouvements de la tête. Les symptômes sont très intenses, mais de courte durée (environ 20-30 secondes). Ils sont causés par un détachement de petits cristaux (otoconies). Ces derniers se promènent librement dans les canaux semi-circulaires de l’oreille interne et provoque le malaise.

Traitement en physiothérapie et en chiropratique

Différentes manœuvres, habituellement très efficaces, permettent de relocaliser les fragments et donc de résoudre rapidement les inconforts.

Vertiges et étourdissements d’origine cervicogénique

Une dysfonction de la région cranio-vertébrale peut causer une dysfonction des mécano-récepteurs cervicaux entraînant des étourdissements.

Traitement en physiothérapie ou chiropratique

Mobilisation articulaire de la région cervicale et relâchement musculaire

Les autres causes

Il existe beaucoup d’autres causes de vertiges et d’étourdissements, notamment suite à un traumatisme crânien ou encore un déficit vestibulaire unilatéral. Ces types de vertiges ou d’étourdissements peuvent nécessiter des exercices d’habituation et de désensibilisation aux mouvements provoquant les symptômes ou encore des exercices du réflexe vestibulo-oculaire, d’équilibre et de proprioception.

Malheureusement, l’origine du problème peut parfois nécessiter une référence médicale. Les physiothérapeutes et les chiropraticiens formés pour le traitement de vertiges sauront vous évaluer et vous diriger vers le professionnel adéquat si votre atteinte ne fait pas partie de son champ de compétence.

Les protéines et le sport, un aperçu


On peut représenter les protéines que l’on retrouve dans la viande, la volaille, le poisson, les substituts de la viande (œuf, tofu, légumineuses, noix, etc.) et les produits laitiers comme des matériaux de construction dans le corps. Elles sont toutes formées de petites pièces, les acides aminés. Ce groupe d’aliments est bien souvent associé aux sportifs, où l’on imagine souvent les athlètes musclés consommer des quantités importantes de protéines ou de suppléments de protéines en poudre. Est-ce vraiment le cas?

Leur rôle

D’abord, il faut savoir que les protéines alimentaires servent à former et réparer les muscles, mais leur rôle va bien au-delà de la masse musculaire. En effet, ces mêmes protéines entrent dans la formation des tissus, des organes, des hormones, des enzymes et des anticorps du corps. Peu importe qu’on soit un grand athlète ou un sportif du dimanche, on a tout intérêt à combler nos besoins en protéines. Ceux-ci varieront en fonction de l’âge, du sexe, du poids, de la nature du sport pratiqué ainsi que de la fréquence et de la durée des efforts.

Les suppléments

Une question fréquente en lien avec les protéines concerne les suppléments de protéines en poudre. L’offre grandissante de cette industrie peut donner l’impression que c’est un incontournable lorsqu’on commence à s’entrainer, est-ce vrai? Pas nécessairement. Par définition, un supplément alimentaire est : « Une substance ou un produit consommé, en plus de la diète habituelle, dans le but d’augmenter l’ingestion de composés essentiels, d’ajouter des nutriments à la diète, ou d’assurer une alternative commode aux aliments ingérés quotidiennement » (Nutrition committee, IOC ; WADA, 2006). Ce qu’il faut retenir c’est que si on consomme suffisamment de protéines dans notre alimentation quotidienne, nul besoin d’y ajouter un « shake » et ce, même si on s’entraine plusieurs fois par semaine.

En effet, un supplément de protéines n’aura aucun effet si on comble déjà nos besoins en ce nutriment. De plus, si on dépasse nos besoins en énergie pour la journée, on stockera le surplus dans nos réserves de gras. Cependant, ce genre de supplément peut représenter une alternative pratique (facile à transporter, rapide, etc.) pour les athlètes qui ont peu de temps entre les entrainements et les déplacements et qui souhaitent avoir sous la main une option pour récupérer rapidement.

La prudence est de mise lorsque vient le temps de choisir un supplément afin de s’assurer qu’il soit sécuritaire, exempt de contamination avec des substances illégales. Cela dit, on peut facilement retrouver des sources alimentaires pour créer une boisson de récupération maison – yogourt grec, blanc d’œuf et œuf, tofu soyeux, etc. On y ajoute des fruits congelés, du lait, de la boisson de soya ou d’amandes et le tour est joué.

Les végétariens

Les végétariens sportifs sont-ils à risque de carence? Pas nécessairement. Ils doivent cependant faire leur devoir et s’assurer de la combinaison des protéines végétales pour obtenir tous les acides aminés dont ils ont besoin. Difficile? Il s’agit d’y penser, par exemple en combinant du riz complet ou du quinoa avec des légumineuses, on obtient le profil complet. Pour ce qui est des végétariens non stricts qui consomment des protéines d’origine animale (produits laitiers, œuf ou poisson), ils ont une tâche un peu plus facile puisque ces aliments contiennent tous les acides aminés dont le corps à besoin. À noter que le soya (boisson de soya, tofu, tempeh, edamame etc.) contient tous les acides aminés bien qu’il soit d’origine végétale.

En conclusion, il est vrai que les protéines ont une place importante dans l’alimentation, mais il ne faut pas oublier que pour qu’elles puissent faire leur travail dans le corps il ne faut pas négliger les autres groupes d’aliments qui complètent l’assiette.

 

Burke, Louise et Vicky Deakin. (2015). Clinical Sports Nutrition. 5e
Ledoux, M., Lacombe, N. et G. St-Martin. (2009). Nutrition Sport et Performance. 
Collection Géo Plein Air. Éditions Vélo Québec. 283 p.
Ledoux M. et Lacombe N. Nutrition sportive. Manuel de nutrition clinique en ligne.
Ordre professionnel des diététistes du Québec, Montréal, Édition 2016.
Dietitians of Canada (DC), the American College of Sports Medicine (ACSM),
and the American Dietetic Association, ADA). (2015). Joint Position Paper. Medicine & Science in Sports and Exercise.

Le Syndrome fémoro-patellaire


C’est quoi ?

Tout d’abord, il est important de savoir que l’articulation fémoro-patellaire se situe à la région antérieure du genou, entre la patella (rotule) et le fémur. Le syndrome fémoro-patellaire est caractérisé par une douleur à la face antérieure ou latérale du genou causée par une irritation de l’articulation. La douleur apparaît avec certains mouvements, par exemple lorsque l’on monte ou descend les escaliers et lorsque l’on reste assis ou accroupi de façon prolongée, mais est souvent observée lors de la pratique de certains sports, comme la natation, le vélo et la course.

Les causes

Le syndrome fémoro-patellaire peut être dû à de multiples causes. Il peut être secondaire à un choc direct sur la patella ou à une modification de l’entraînement, qui comprend une augmentation de l’intensité, une diminution du temps de repos et un changement d’exercices.

Il peut également être causé par des troubles biomécaniques, tels qu’une torsion fémoro-tibiale et un valgus augmenté. Ce syndrome implique habituellement un déséquilibre des forces musculaires comme une faiblesse de la portion interne du quadriceps, une faiblesse des fessiers et un manque de souplesse musculaire et de la bandelette ilio-tibiale.

Une instabilité de la patella peut aussi être à l’origine de la douleur. Elle est souvent causée par des luxations et des subluxations à répétition de la patella, le plus souvent du côté externe.

Tous ces troubles affectent les forces de part et d’autre de la patella causant un stress important sur cette dernière. Cela a pour effet de modifier l’alignement de la patella lors du mouvement du genou.

En plus de ces causes, un cycliste peut être plus à risque d’avoir cette problématique s’il a un vélo mal ajusté et une mauvaise technique, ce qui peut entrainer une mauvaise position du corps, causant par la suite des blessures.

Traitement

Le traitement inclut de l’étirement, de l’amélioration de la stabilité dynamique et du renforcement des muscles faibles pour rétablir l’équilibre des forces agissant sur la patella afin d’assurer le mouvement adéquat de celle-ci.

Un bon entraînement préparatoire intérieur réalisé plusieurs semaines avant votre première sortie peut également diminuer les chances de blessures.

Pour une bonne gestion de cette problématique, il est important d’être évalué par un physiothérapeute ou un chiropraticien pour cibler les déficits à l’origine de la douleur, en plus de faire bien ajuster votre vélo par un spécialiste. Ce dernier ajustera votre vélo selon votre poids, grandeur et style de cycliste, ce qui réduira les risques de blessures.

Psoas et vélo : Le saviez-vous ?


Tout d’abord, qu’est-ce que le psoas ? Le psoas est un muscle fléchisseur de la hanche, il est donc par le fait même l’un des 6 muscles utilisés lors du moulinage en vélo.

 

– Phase 1 : grand fessier suivi du quadriceps
– Phase 2 : mollet suivi du tibial antérieur
– Phase 3 : ischio jambiers
– Phase 4 : psoas

 

 

Bien plus souvent qu’autrement, nous oublions à quel point il est primordial de prendre soin de ses muscles. Saviez-vous qu’une tension du psoas peut
réellement affecter votre confort au quotidien ? Comment est-ce possible ? Si la tension au niveau de vos psoas est bilatérale, elle peut apporter une flexion du tronc vers l’avant par rapport aux jambes (flessum). Ce flessum est une perte d’amplitude lors de l’extension de la hanche. Ce n’est pas toujours visible, car il est souvent compensé par la colonne vertébrale, ce qui à la longue amène des douleurs au bas du dos.

Comment cela se produit- il ? Afin de permettre l’extension complète de la hanche, la colonne lombaire vient creuser davantage au niveau du bas du dos, créant ainsi une hyperlordose. Cette dernière est souvent la source des douleurs lombaires.

Alors, comment éviter un inconfort au bas du dos ? Tout d’abord, il faut s’assurer d’avoir une position adéquate sur son vélo. Pour ce faire, vous pouvez vous rendre dans un magasin spécialisé afin qu’ils ajustent votre selle et la position de votre guidon. Par la suite, rien de tel qu’un bon étirement à la fin d’une séance d’entrainement afin de relâcher les tensions dans le muscle et ainsi gagner en confort.

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