Le syndrome de la bandelette iliotibiale est une blessure fréquente qui apparaît à la suite de mouvements répétés de flexion et d’extension du genou. En effet, cette affection touche particulièrement les sportifs d’endurance, dont 4 % à 7 % des coureurs de fond et de nombreux cyclistes.
L’irritation survient à cause du frottement répété entre la bandelette iliotibiale (face externe de la cuisse) et une protubérance du fémur. C’est d’ailleurs pourquoi on l’appelle souvent le « syndrome de l’essuie-glace », car la sensation de friction rappelle celle d’un balai d’essuie-glace sur un pare-brise.
Si avez des douleus de ce type, consultez un de nos chiropracticiens ou physiothérapeutes qui pourra vous évaluez et vous aider avec le traitement approprié.
Avec ce début de temps froid et monotone vient le temps des dépressions saisonnières. Les prescriptions d’antidépresseurs en perpétuel hausse, les autorités médicales cherchent des nouvelles approches afin de contrer ce fléau. Plusieurs études démontrent que l’activité physique serait aussi sinon plus efficace comme traitement que les médicaments.
D’après plusieurs chercheurs dans le domaine, nous devons développer des stratégies de prévention au plus vite pour contrôler l’épidémie. Depuis quelques temps, les chercheurs ont peut-être trouvé une piste prometteuse : l’activité physique.
En effet, plusieurs études récentes montrent l’efficacité de l’activité physique régulière sur les symptômes de la dépression. Des chercheurs de l’Université de Toronto ont analysé une étude faite sur 26 ans et concluent que l’exercice modéré, comme marcher ou jardiner pendant 20 à 30 minutes par jour, pourrait prévenir la maladie chez tous les groupes d’âge. Une autre étude de 10 mois menée en Caroline du Nord montre que, non seulement l’activité physique est aussi efficace que les médicaments, mais elle diminue aussi les risques de récidives.
À quoi attribue-t-on cette efficacité? Certains pensent qu’on la doit à la sécrétion d’endorphines lors de l’activité physique. Ces opioïdes produites par les glandes hypophyse et hypothalamus créent une sensation de bien-être et diminue les symptômes d’anxiété et de dépression. Toutefois, d’après le Dr Jack Raglin, sommité dans le domaine, les effets bénéfiques de l’activité physique sont présents même lors d’intensité trop faible pour stimuler une production d’endorphines.
D’après le Dr Raglin, l’important ne serait pas l’intensité ni la durée, mais de se concentrer sur l’endroit et l’activité en soi. En plus de l’effet calmant des exercices aérobiques, il y a un aspect social et divertissant à tenir compte aussi. On note également un effet euphorisant dans la pratique d’exercice régulière qui altérerait l’état de conscience.
En résumé, l’important si on veut bénéficier de ses effets, c’est d’être régulier et d’apprécier l’activité qu’on fait. Nous savons toutefois qu’en période de dépression, il n’est pas aisé de trouver la motivation pour bouger. De plus, le manque de connaissance sur les différents exercices peut également être un frein. N’hésitez pas à demander de l’aide. Les kinésiologues sont les spécialistes de l’activité physique et ils savent adapter chaque programme d’exercice à la situation de chacun. Que ce soit en entraînement privé, semi-privé, ou en créant un programme à faire à la maison ( ou à l’extérieur, encore mieux!), la personne se sentira supportée, guidée et encouragée.
Abdokillermachine, Ab Queen Pro, Téléhabdo… ne cherchez pas ces produits sur Google, je viens de les inventer. Par contre, il suffit d’allumer la télévision pour voir des commerciaux d’exerciseurs pour abdominaux qui promettent de révolutionner notre vie. Ces publicités mettent en vedette des corps parfaits et souriants, envoyant un message subliminal clair : « Si vous voulez leur ressembler, achetez notre appareil ! »
Plusieurs de ces appareils sont probablement efficaces pour renforcer les muscles de la sangle abdominale. Toutefois, là où le message devient trompeur, c’est lorsqu’on vante leurs propriétés amaigrissantes en montrant des photos « avant-après » spectaculaires.
Est-ce que le renforcement des abdominaux peut réellement faire perdre du poids ?
En fait, pour perdre du poids, on doit obtenir un bilan énergétique négatif, c’est-à-dire brûler plus de calories qu’on en ingère. Bien que la contraction musculaire nécessite de l’énergie, elle n’est pas suffisante pour brûler les graisses de façon significative. C’est pourquoi ces exercices doivent s’intégrer dans un programme plus complet incluant :
De plus, des études (comme Toji 2012) démontrent que l’activité physique seule est peu efficace pour la perte de poids si elle n’est pas couplée à une alimentation saine et contrôlée.
Une question revient souvent : est-ce que muscler ses abdos favorise la perte de gras spécifiquement au niveau du ventre ? La réponse est non. En effet, il est impossible de faire « fondre » la graisse de façon localisée. Il n’y a pas d’échanges directs entre les muscles abdominaux et la graisse sous-cutanée voisine. Par conséquent, lorsque les cellules adipeuses libèrent du gras, celui-ci se retrouve dans la circulation sanguine générale pour être utilisé par l’ensemble du corps, et non seulement par les muscles sollicités.
Lorsqu’on lit les petits caractères sur les sites de ces produits, on réalise souvent que l’utilisation de l’appareil doit être accompagnée d’une alimentation faible en calories. En résumé, la règle reste la même : dépenser plus et manger mieux.
Malheureusement, ces appareils font trop souvent partie de résolutions éphémères. C’est d’ailleurs le cas chez mes parents : depuis les deux seules sessions faites avec leur Ab Queen Pro, il sert désormais de corde à linge !
La course à pied est sans doute l’une des activités physiques les plus accessibles et elle est un phénomène très en vogue de nos jours. Que ce soit de courir dans votre quartier, dans un club, ou simplement pour évacuer votre stress du quotidien, la course à pied est bénéfique pour la santé dans plusieurs sphères.

Pourtant, il semble qu’une forte proportion des coureurs vont un jour ou l’autre souffrir d’une blessure associée à l’activité. Mais pourquoi se blesse-t-on ? Il s’agit principalement non pas de trauma grave (comme tomber d’un toit), mais plutôt de microtraumatismes appliqués au corps kilomètre après kilomètre. Parfois dû à une augmentation trop rapide du volume, d’un travail à haute intensité sans repos suffisant, et par le fait que l’on continu souvent à pousser notre machine humaine malgré les douleurs. Bref, le corps a besoin de temps pour s’adapter au changement qu’on lui impose.
Cependant, ce n’est pas seulement une question d’adaptation, mais une question de structure. Si la technique est inadéquate, s’il y a un déséquilibre musculaire ou s’il y a un manque de mobilité, cela peut entraîner une dysfonction biomécanique et engendrer des blessures ou une baisse de performance. L’article qui suit porte sur quelques erreurs techniques couramment retrouvées dans la course à pied et sur lesquelles vous pourrez travailler.
Ce problème survient principalement dû à un manque de puissance de la hanche pour monter le genou à une hauteur relative à votre vitesse de course. Un sprinter devrait avoir la cuisse à l’horizontale à la fin de la phase de poussée. Un jogger ne doit pas se rendre à l’horizontale, mais avoir une certaine hauteur(>45 degrés). La course doit être dynamique, sans être bondissante d’une foulée à l’autre.
On voit souvent des coureurs qui font un mouvement croisé des bras à l’avant pour compenser une rotation des hanches. Pourtant, plus les bras vont sur les côtés, plus les hanches vont avoir tendance à faire un mouvement de rotation. Cela peut indiquer un manque de gainage abdominal en rotation ou simplement une mauvaise habitude.
C’est une perte d’énergie que de plier et de déplier le coude pendant la course. Contrairement au sprint où le bras arrière se déplie pour générer plus de puissance, le coude reste à angle droit pour la course de longue distance. Les bras restent dans l’axe et se déplacent d’avant en arrière. On cherche à économiser la dépense énergétique en gardant les bras près de soi pour limiter les mouvements accessoires.
La projection du tronc vers l’avant est efficace seulement lors des accélérations. Le coureur de fond gardera son tronc droit ou incliné à environ 5 degrés vers l’avant. Un tronc trop vers l’avant aura un effet néfaste sur le retour du genou vers l’avant (erreur 1) en empêchant le genou de monter plus haut dans la phase de poussée. Un tronc trop vers l’arrière créera un stress mécanique important au dos et sera inefficace dans la foulée.
En allant trop en extension lors de la fin de la phase de poussée, on perd de l’énergie. On cherchera encore une fois à minimiser la dépense énergétique en gardant le genou un peu fléchi lors de la poussée pour se retrouver dans la phase de suspension. Un mouvement de cheville actif fera en sorte que la jambe reviendra plus vite vers l’avant et empêchera la pleine extension de la jambe à l’arrière.
Plus votre centre de gravité bouge de haut en bas pendant la course, moins votre course est efficace. On perdra ainsi beaucoup d’énergie, sans parler de la fatigue risque de survenir plus vite.
Certains coureurs déposent le pied beaucoup trop devant eux lors de l’amortissement. On devrait voir le pied se déposer sous le genou plutôt que loin devant avec le genou placé en extension. C’est une lacune qui peut parfois se corriger seulement avec l’augmentation du tempo. Plus la cadence augmentera (nombre de pas par minute), plus le genou aura tendance à se fléchir et à ramener sans trop d’effort le pied sous le centre de gravité.
Imaginez une ligne droite devant vous. Encourant au centre de cette ligne, les pieds devraient atterrir de chaque côté de cette ligne. Le croisement de la ligne médiane peut être une mauvaise habitude technique, mais cela peut aussi être la résultante de certaines faiblesses musculaires.
Une analyse biomécanique de la course à pied faite par un de nos kinésiologue pourra vous emmener plusieurs informations pertinentes sur votre technique de course. Les exercices complémentaires à la course à pied sont également un élément fondamental pour les coureurs, que ce soit un débutant ou un coureur élite. Ces exercices permettent de maintenir une bonne activation des muscles qui stabilisent le corps et les articulation lors de la course. Ils permettent aussi de conserver ou de développer une mobilité articulaire favorisant une excellente technique de course à pied.
Nos kinésiologues sont là pour vous aider. Que ce soit pour une analyse complète ou simplement pour programme d’entraînement, n’hésitez pas à profiter de leur expertise dans le domaine.
Nous savons tous que faire de l’activité 1 h par jour peut être bénéfique pour notre santé, mais lorsqu’arrive le moment de sortir de la maison, nous sommes en manque de temps et nous avons toujours autre chose à faire. Ne désespérez pas, car oui il y a bel et bien une façon de s’entraîner pour une courte période de temps et d’obtenir les mêmes résultats que lorsque vous vous entraînez pendant des heures. La solution à votre problème s’appelle L’ENTRAÎNEMENT EN INTERVALLES.
Je vous vois assis devant votre ordinateur et vous demander, mais qu’est-ce que c’est que ce type d’entraînement? L’entrainement en intervalles consiste en une séance répétée d’exercices intermittents à haute intensité. Les exercices intermittents peuvent être de quelques secondes à quelques minutes et le tout est séparé par une période de repos actif. Du repos actif consiste en une diminution de l’intensité du travail, mais il est important de continuer à bouger.
Généralement, pour la course à pied, les pauses lors des entraînements par intervalles sont assez courtes : de 30 secondes à 5 minutes. Plus on s’approche du 5 minutes et plus la pause se fera à intensité élevée (jogging) et plus on s’approche du 30 secondes, plus la pause se fera à intensité basse (marche).

Ce type d’entraînement est aussi efficace pour d’autres activités. L’exemple du Tabata est très intéressant. Cela consiste à faire un exercice pendant 20 secondes, suivi d’une pause de 10 secondes, le tout pour 4 minutes d’effort.
Alors chaussez vos souliers et sortez dehors pour aller prendre l’air et profiter d’un bon entrainement! Ceci demandera très peu de temps et vous aurez une grande satisfaction par la suite!
Le massage sportif est un massage thérapeutique spécifiquement adapté aux besoins particuliers des athlètes et des gens actifs. Bien que peu connu, le massage sportif a une influence marquée sur la performance des athlètes et à la prévention des blessures.
En contexte de compétition, le traitement utilisé en préparation à un évènement est stimulant et de courte durée, soit entre 15 et 30 minutes, et doit se faire environ 30 minutes avant le début de l’effort physique. Les principaux besoins comblés lors de ces massages sont surtout liés à la flexibilité des tissus mous et l’amplitude de mouvement des articulations sollicitées, mais aussi de réduire les tensions musculaires qui pourraient nuire à une performance maximale. De plus, par des manœuvres de compression et de friction, le massothérapeute sportif active la circulation sanguine de l’athlète et favorise un réchauffement adéquat de la musculature en vue de l’activité physique.
Le professionnel travaille en étroite collaboration avec les autres membres de l’équipe médicale afin d’offrir un traitement personnalisé et adapté aux besoins de chaque athlète. Avant la compétition, une évaluation des restrictions physiques qui pourraient nuire au rendement de l’athlète est mise en place. Celle-ci est par la suite analysée et révisée à la fin de l’activité, afin d’évaluer les bienfaits du massage préparatoire sur sa performance. Une motivation certaine en tant que massothérapeute sportif est de s’assurer que l’athlète soit en mesure d’atteindre son plein potentiel, et ce, tout au long de son cheminement sportif.
En conclusion, bien que le massage sportif soit encore méconnu du grand public, de plus en plus d’équipes de haut niveau font maintenant appel à un massothérapeute sportif pour faire partie de leur équipe médicale. Cette pratique gagne en popularité et ses effets bénéfiques sont d’autant plus remarqués et appréciés!
De nature en partie inconsciente, la proprioception détermine quelle est la position exacte de notre corps à chaque instant de notre vie.
Si on perdait tous nos sens: on ne voit pas, on n’entend rien, on ne sent ni ne goûte quoi que ce soit et aucune sensibilité sur notre peau n’est perceptible… Que nous resterait-il? La perception de la position dans notre corps. Même si nos cinq sens perdaient toute fonction, nous serions apte à reconnaître que nous sommes en position assise ou couchée!
Cette capacité à percevoir notre corps dans l’espace provient en partie de l’oreille interne, en partie de la vue, et en partie de nombreux récepteurs neurologiques qui sont situés un peu partout dans notre corps, notamment dans les muscles et les articulations. Par le vieillissement, les blessures et certaines pathologies, ces récepteurs peuvent perdre de leur efficacité. La proprioception est alors inefficace et la personne est plus à risque de blessures.
Mais de quelle manière?Voici l’exemple bien simple de l’entorse à la cheville. Vous marchez dans un sentier. Au moment où vous posez le pied sur une racine, votre pied verse vers l’intérieur. L’entorse vous guette! Mais peut-être pas si vous avez une bonne proprioception! Vos p ropriocepteurs pourront fournir rapidement l’information révélant qu’à ce moment précis, votre pied est en train de dangereusement s’incliner. Un signal sera alors transmis aux muscles responsable de ramener votre pied en direction opposée. Avant que votre pied verse au delà de l’amplitude acceptable par vos ligaments, la cheville sera ramenée au neutre. À l’opposé, chez la personne ayant une pauvre proprioception, l’information révélant que la cheville est dangereusement fléchie sera transmise quelques millisecondes plus tard, et ce temps sera malheureusement suffisant pour que le pied verse au delà de ce que les ligaments peuvent supporter. Le cercle vicieux se mettra en place: une conséquence de cette blessure sera une diminution de la proprioception, et cela placera la personne à risque pour une entorse la prochaine fois qu’elle mettra le pied sur une racine. Cependant, la bonne nouvelle est que la proprioception s’entraîne, et ce autant chez la personne blessée, que chez le sportif ou chez la personne vieillissante.
Malgré cet exemple commun, il ne faut pas faire l’erreur d’associer la proprioception uniquement à la cheville. Elle a un impact autant pour le genou, l’épaule, le cou ou la région lombaire. Les propriocepteurs sont partout et ils sont très importants. Il ne faut pas les négliger! La tendance est à améliorer sa force, sa puissance et ses capacités cardio-vasculaires, mais la proprioception est trop souvent négligée. Ne faites pas cette erreur et suivez-les recommandations de votre professionnel de la santé! Intégrez des exercices dans votre entraînement régulier, et si une blessure survient, soignez-la adéquatement.
Dans la vie de tous les jours, nous savons que les entretiens sont bons et importants pour éviter que nos biens/objets se brisent, comme notre voiture par exemple. Nous faisons tous nos changements d’huile régulièrement dans le but d’éviter que notre moteur explose. Nous lavons la machine à café de façon périodique pour éviter que les grains ne bouchent les filtres. Pourtant, dans la plupart des cas dans le sport, nous attendons que le problème surgisse pour agir. Et pourtant, la prévention par la mobilité est connue et accessible, mais très peu utilisée. Un corps mobile n’empêchera cependant pas les blessures traumatiques (à la suite d’une chute ou une collision), mais peut certes éviter que le corps ne s’use prématurément.
Nos ligaments, nos tissus mous ou nos articulations ne devraient pas avoir une longévité plus courte que notre durée de vie. Pourtant, les mauvaises postures, les mauvais patrons moteurs et les surcharges d’entraînement font que nous brûlons de manière exponentielle cette durée. Dr. Kelly Starrett[1] affirme que 98 % des blessures orthopédiques sont évitables et que les athlètes manquent tout simplement de compréhension dans la biomécanique et ne possèdent pas les outils pour se guider à travers le processus.
Starrett affirme que le 2 % des blessures qui sont inévitables sont les pathologies (ex. infection des reins, cancer, maladies, etc.) et les traumatismes sévères (accident de voiture ou de travail par exemple). Les 98 % restants seraient dus au manque d’amplitude de mouvement (hypertonicité des muscles) et aux erreurs de mouvement en action (bouger dans une mauvaise position).
Chez la plupart des athlètes, on remarque une mécanique de compensation dans certains mouvements, et une hypertonicité dans les muscles près d’une blessure. (Par exemple, une hypertonicité dans le mollet et un manque de dorsiflexion de la cheville chez un athlète avec une tendinopathie du tendon d’Achille). L’hypertonicité des muscles autour d’une articulation produit sans aucun doute un stress dans celle-ci. Il faut pallier en premier lieu à éliminer ces raideurs pour que nos articulations ne subissent pas de stress trop important en créant inévitablement une blessure plus grave.
Le fait d’avoir un dos rond, les épaules enroulées, les pieds tournés vers l’extérieur ou le port de tête trop avancé sont des exemples de posture qui limitent le mouvement. Ces postures pourront limiter l’atteinte d’un niveau de performance souhaité chez les athlètes si elles ne sont pas corrigées.
Bref, le corps doit être mobile et effectuer les mouvements correctement si l’on veut optimiser la performance ou prévenir ou guérir les blessures, plus particulièrement chez l’athlète, mais aussi chez les sportifs de tous niveaux. Votre Kinésiologue-Kinésithérapeute, spécialiste du mouvement et du musculo-squelettique sera sans doute un atout pour vous afin de prévenir les blessures et/ou éliminer les douleurs.
Plus de 60 % du corps humain est composé d’eau, liquide essentiel pour le transport de divers éléments du sang vers différentes parties du corps, pour l’évacuation de déchets de l’organisme et bien d’autres. On élimine en moyenne de 2 à 2,5 litres d’eau par jour, il est donc essentiel d’en boire afin de remplacer ce qui a été perdu. Pendant un effort physique, les pertes de liquide seront plus importantes surtout à cause de de la sueur plus ou moins abondante selon l’individu, l’intensité de l’exercice ainsi que la température.
La transpiration (évaporation de la sueur) est le mécanisme par lequel il est possible de conserver la température corporelle à un niveau acceptable en dissipant la chaleur produite pendant l’effort. Une température très humide rend plus difficile l’évaporation de la sueur donc du même coup l’évacuation de la chaleur corporelle comparativement à un temps plus sec. Être bien hydraté est donc essentiel lors d’un effort physique, mais comment s’assurer de bien l’être ?
Les recommandations pour l’hydratation dans le sport ont grandement évolué depuis le début des années 1900. Au début de ces années, il était plutôt recommandé de ne pas boire pendant un effort, si long soit-il. Par la suite, il est devenu évident que d’éviter une trop importante déshydratation pendant l’effort était en accord avec de meilleures performances. C’est pourquoi, vers la fin des années ’80, on change complètement ces recommandations et il est plutôt suggéré de boire ad libitum, soit autant que toléré. Passant d’un extrême à l’autre au cours du dernier siècle, les recommandations actuelles se trouvent plutôt dans une zone de compromis entre ces deux polarités.
Une erreur fréquente est de commencer son exercice ou sa compétition et d’être déjà légèrement déshydraté. Cela peut être le cas pour différentes raisons ; nervosité avant un évènement, peur d’avoir trop envie, oubli de boire, etc. L’idéal, c’est de se donner assez de temps pour faire le plein de liquide, mais d’avoir suffisamment de temps pour l’évacuer. Un truc simple, 4 heures avant votre évènement, consommez deux grands verres d’eau (environ 500 ml) et 2 heures avant le départ, prenez un autre grand verre d’eau (environ 250 ml). Assurez-vous que votre urine soit claire, indice d’un état d’hydratation optimal. L’avantage d’être bien hydraté avant de commencer un effort est, entre autres qu’on commence à suer plus rapidement et plus abondamment.
Le taux de sudation d’une personne peut varier grandement selon différents facteurs dont l’intensité et la durée de l’exercice, le niveau d’entrainement et l’acclimatation à la température. C’est pourquoi il peut être pertinent de consulter un nutritionniste afin de créer son plan d’hydratation personnalisé, testé dans différentes conditions climatiques. Par contre, quelques règles générales pourront vous aider à être bien hydraté lors de vos évènements sportifs.
Pour un effort de moins d’une heure, boire de l’eau pour couvrir sa soif et se sentir confortable au niveau digestif est une pratique à mettre de l’avant. Effectivement, le fait de couvrir sa soif serait en accord avec un état d’hydratation optimal pour de bonnes performances. Concrètement, cela peut représenter de trois à quatre gorgées aux 15 à 20 minutes, de petites quantités selon votre tolérance, mais plus souvent, et ce dès le début de l’exercice. Pour des efforts se prolongeant pour plus d’une heure et demie et plus, les pertes de sueur étant plus importantes, il faut également penser à ajouter des électrolytes à la boisson consommée. Encore une fois, selon l’individu, la quantité de minéraux perdue diffèrera, mais sans se lancer dans une analyse biochimique de notre sueur, viser une concentration de 500 à 700 mg de sodium par litre de boisson est adéquat. Un déséquilibre trop important des électrolytes peut occasionner différents désagréments tels que des crampes.
N’oubliez pas que pour les efforts se prolongeant au-delà d’une heure et demie, il faut aussi ajouter des glucides soit à la boisson consommée ou sous toute autre forme pour assurer un bon niveau d’énergie jusqu’à la fin.
Assurez-vous que votre urine soit de couleur jaune assez pâle après un effort. Cela représente un indice que la quantité d’eau consommée pendant l’exercice est adéquate. Une urine très foncée est un signe d’une déshydratation un peu plus prononcé, ajustez donc vos quantités pour les prochaines fois et assurez-vous de boire davantage.
L’expression « trop c’est comme pas assez » s’applique bien dans cette situation où il n’est guère pertinent de vouloir boire le plus possible. D’abord, il est plutôt inconfortable de pratiquer un sport le ventre plein de liquide et plus encore, un état d’hyperhydratation peut mener à des symptômes bien plus graves, un état qu’on appelle l’hyponatrémie.
Après un effort, il est important de continuer à boire afin de retrouver une urine claire. Les aliments plus salés de l’alimentation permettront de remplacer les minéraux perdus dans la sueur.
En conclusion, retenez d’abord qu’il est surtout important d’arriver bien hydraté sur la ligne d’arrivée et de couvrir sa soif en buvant de petites quantités tout au long de notre effort, quantités pouvant varier d’une personne à l’autre. Pour un plan plus individualisé, un(e) nutritionniste saura vous guider. Bon sport !
Nous parlons de fasciite plantaire lorsque la personne se plaint d’une douleur à la face plantaire du pied partant du talon jusqu’au gros orteil. Cette douleur est due à l’inflammation de l’aponévrose plantaire et fait surface lors de la marche.

C’est une membrane fibreuse très résistante et liée aux fléchisseurs des orteils. Celle-ci est mise en tension lorsqu’il y a tentative d’affaissement de l’arche du pied, structure servant au support du poids du corps ainsi que de son absorption et par l’extension des orteils. Ayant pour but de maintenir l’arche du pied en place, elle est soutenue par les muscles fléchisseurs des orteils.
Nous rencontrons ce type de problématique dans différents cas. En voici quelques-uns :
Nous pouvons tout de même parvenir à prévenir ce type de complication en évitant l’apparition de fibrose en massant régulièrement la zone affectée grâce à une balle, une bouteille d’eau glacée ou même un rouleau à pâte. De plus, il est important d’étirer la zone touchée régulièrement. Par ailleurs, il est conseillé de porter des chaussures avec un bon soutien ainsi que de maintenir un poids dit santé.
En se concentrant sur ces différentes précautions, il est possible d’éviter ce type de problème. Toutefois, malgré les efforts, son apparition est parfois inévitable. La question est donc : « Que puis-je faire pour guérir rapidement ? »
Tout d’abord, la personne touchée par cette affection devra diminuer ou même arrêter toute activité physique demandant une mise en charge. Elle devra suivre un traitement anti-inflammatoire. Elle devra assouplir les muscles du mollet ainsi que renforcer les muscles du pied. Par la suite, un traitement manuel du type massage et mobilisation de la zone touchée est recommandé. On termine le traitement par l’application d’un taping afin de diminuer le stress sur la zone inflammée.