La sciatalgie, souvent appelée à tort « nerf sciatique coincé » ou « déplacé », est entourée de nombreux mythes. Une douleur qui descend dans la fesse ou la jambe n’indique pas toujours un problème du nerf lui-même. En réalité, plusieurs structures peuvent provoquer ce type de douleur.
Dans la majorité des cas, la sciatalgie provient d’une irritation d’une racine nerveuse au niveau lombaire. Par exemple, une hernie discale ou un rétrécissement du canal peut comprimer ou enflammer cette racine. Ainsi, on parle plutôt de radiculopathie lombaire. Contrairement aux idées reçues, le nerf n’est donc pas «déplacé».
Cependant, la douleur peut aussi venir d’ailleurs. D’une part, l’articulation sacro-iliaque est fréquemment impliquée. En effet, elle peut provoquer une douleur dans la fesse et la jambe, parfois similaire à une sciatique. D’autre part, certains muscles profonds, comme le piriforme, peuvent irriter ou comprimer le nerf sciatique lors de son passage au niveau de la fesse. Il s’agit du syndrome du piriforme. Enfin, dans les syndrome myofasciaux de certains muscles du bassin, il est possible de retrouver une douleur qui descend dans la jambe, parfois jusqu’à la cheville. On parle alors dans ces cas de pseudo-sciatique.
Ainsi, identifier la vraie cause est essentiel. Une sciatalgie ne se traite pas en « remettant un nerf en place ». Au contraire, une prise en charge adaptée repose d’abord sur un diagnostic précis. Par la suite, un traitement ciblé, incluant le mouvement, les exercices thérapeutiques et la thérapie manuelle, pourra être mis en place.
En somme, la sciatalgie est un symptôme complexe. Comprendre ses différentes origines permet d’éviter les fausses croyances et d’orienter vers des solutions réalistes, efficaces et durables.

La Chiropratique

La Physiothérapie
Les blessures du ligament croisé antérieur (LCA) sont parmi les plus courantes chez les sportifs, particulièrement dans les sports impliquant des sauts, pivots et changements de direction (soccer, ski, basketball).
Bonne nouvelle : les données scientifiques montrent qu’il est possible de prévenir une grande proportion de ces blessures grâce à des programmes d’exercices adaptés.
Oui. Les études démontrent que des programmes de prévention bien structurés peuvent réduire le risque de blessure au ligament croisé antérieur de 50 % à près de 60 %.
Ces résultats reposent sur des interventions ciblant le contrôle du mouvement et la stabilité du genou — des facteurs clés dans la majorité des blessures.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la majorité des blessures au LCA surviennent sans contact.

Les causes les plus fréquentes incluent :
En résumé : c’est souvent un problème de contrôle du mouvement, pas seulement de force.
Un programme efficace de prévention du LCA doit inclure plusieurs types d’exercices :
Cibler les quadriceps, les ischio-jambiers et les fessiers pour stabiliser le genou.
Travailler les sauts et les réceptions pour améliorer la technique et réduire les impacts.
Améliorer la stabilité et la proprioception (contrôle du corps dans l’espace).
Apprendre à bien courir, sauter et changer de direction.
Ces exercices peuvent être intégrés à un échauffement de 10 à 15 minutes, 2 à 3 fois par semaine.
Si une blessure survient, une réadaptation complète est essentielle pour éviter les récidives.
Elle comprend généralement :
Un retour trop rapide augmente considérablement le risque de re-blessure.
✔ Les blessures du LCA sont souvent évitables
✔ Un bon programme peut réduire le risque de plus de 50 %
✔ La qualité des mouvements est essentielle
Franco, D., Ambrosio, L., Za, P., Maltese, G., Russo, F., Vadalà, G., Papalia, R., & Denaro, V. (2024). Effective Prevention and Rehabilitation Strategies to Mitigate Non-Contact Anterior Cruciate Ligament Injuries: A Narrative Review. Applied Sciences. https://doi.org/10.3390/app14209330.
Padua, D., DiStefano, L., Hewett, T., Garrett, W., Marshall, S., Golden, G., Shultz, S., & Sigward, S. (2018). National Athletic Trainers’ Association Position Statement: Prevention of Anterior Cruciate Ligament Injury.. Journal of athletic training, 53 1, 5-19 . https://doi.org/10.4085/1062-6050-99-16.

Une mauvaise chute ou un faux mouvement lors d’une activité sportive, et voilà que votre cheville tourne. La douleur est vive, le gonflement apparaît, et le premier réflexe est souvent de se rendre aux urgences pour passer une radiographie. Pourtant, saviez-vous que dans la grande majorité des cas, une fracture est absente et l’imagerie s’avère superflue ?
De ce fait, l’attente dans les hôpitaux peut durer des heures pour un examen qui n’aurait peut-être pas été requis si une évaluation clinique rigoureuse avait été effectuée au préalable.
C’est pourquoi, afin de déterminer la nécessité d’une imagerie, les professionnels de la santé utilisent un outil validé scientifiquement. Il s’agit des Règles de décision clinique d’Ottawa (Ottawa Ankle Rules). À cet égard, les recherches de Jonckheer et al. (2016) et Vuurberg et al. (2018) démontrent que ces règles sont la référence pour exclure une fracture, avec une précision frôlant les 100 %.
L’examen repose sur des critères précis. Une radiographie n’est généralement indiquée que si vous ressentez une douleur dans la zone des malléoles (les os saillants) associée à l’un des points suivants :
Selon Yilmaz et al. (2021), l’application de ces critères permet d’identifier avec exactitude les patients nécessitant une imagerie, évitant ainsi des rayons X inutiles et des coûts de santé évitables (Gomes et al., 2020).
Si vous avez un doute ou si les tests de la règle d’Ottawa s’avèrent positifs, sachez qu’il n’est pas toujours nécessaire de passer par l’urgence. Au sein de notre clinique, nos chiropraticiens sont habilités à prescrire les radiographies nécessaires pour confirmer ou exclure une fracture suspectée. Cette approche directe vous permet d’obtenir un diagnostic rapide et d’orienter immédiatement votre traitement.
Si la fracture est exclue, il s’agit probablement d’une entorse ligamentaire. Les revues systématiques (Gaddi et al., 2022 ; Dhillon et al., 2023) confirment que le traitement optimal repose sur une mobilisation précoce et contrôlée plutôt que sur une immobilisation stricte.
En consultant notre équipe (chiropraticiens, physiothérapeutes, kinésiologues), vous bénéficiez d’un plan de réadaptation supervisé. Cela permet de réduire la douleur, de restaurer la mobilité et de prévenir l’instabilité chronique, un risque majeur chez les sportifs (Halabchi & Hassabi, 2020).
Un doute sur votre blessure ? Ne perdez pas de temps dans une salle d’attente. Consultez nos experts pour une évaluation précise et, si nécessaire, une prescription de radiographie sur place. Par la suite, nos professionnels qualifiés sauront vous guider dans le processus de réadaptation.
Téléphones, tablettes et ordinateurs font maintenant partie du quotidien des enfants et des ados. Utilisés longtemps, souvent assis et immobiles, les écrans peuvent toutefois poser problème pour le dos, le cou, les os et les muscles.
Quand un jeune passe de longues périodes devant un écran, surtout sur un téléphone ou une tablette tenue près du visage, il a tendance à pencher la tête vers l’avant et arrondir le dos.
Les études récentes montrent que :
En résumé : ce n’est pas l’écran en soi qui « abîme » le corps, mais le fait de rester trop longtemps immobile, dans une mauvaise posture.
L’enfance et l’adolescence sont des périodes clés pour construire un squelette solide et une bonne masse musculaire. Or, les écrans prennent souvent la place de l’activité physique.
Les synthèses de recherche montrent que :

Quelques repères simples :
L’objectif n’est pas d’interdire les écrans, mais d’éviter surtout qu’ils remplacent le mouvement, indispensable au bon développement musculosquelettique.
Vous manquez de temps, vous êtes fatigué·e, vous bougez « un peu »… mais est-ce que cela suffit vraiment? Et surtout, qu’est-ce que 30 minutes de marche peuvent concrètement vous rapporter?
Imaginez ceci : au lieu de rester assis après le souper, vous sortez marcher 30 minutes dans votre quartier. En une seule demi-heure, votre cœur bat un peu plus vite, vos poumons se remplissent mieux, vos muscles s’activent, votre esprit se calme. Répété jour après jour, ce petit geste devient un véritable investissement santé.
Dès les premières semaines, plusieurs personnes remarquent :
Ce n’est pas « dans votre tête » : marcher stimule la circulation, lubrifie les articulations, aide à réguler la glycémie et libère des substances qui apaisent le cerveau.
En marchant régulièrement (idéalement 150 minutes par semaine, soit 30 minutes 5 fois), vous:
Pensez-y comme à un compte épargne santé : chaque marche est un dépôt. Plus vous déposez, plus les intérêts s’accumulent.
Vous n’avez pas à être sportif pour commencer. Vous avez seulement à faire le premier pas… puis le répéter demain.
À notre clinique, nous pouvons vous accompagner pour adapter l’activité physique à votre condition, vos douleurs et vos objectifs. Votre temps est précieux : faites en sorte que chaque minute de marche travaille pour votre santé.
Références
Morris, J., & Hardman, A. (1997). Walking to Health. Sports Medicine, 23, 306-332. https://doi.org/10.2165/00007256-199723050-00004.
Ungvari, Z., Fazekas-Pongor, V., Csiszar, A., & Kunutsor, S. (2023). The multifaceted benefits of walking for healthy aging: from Blue Zones to molecular mechanisms. GeroScience, 45, 3211 – 3239. https://doi.org/10.1007/s11357-023-00873-8.
Hanson S, Jones A. Is there evidence that walking groups have health benefits? A systematic review and meta-analysis. Br J Sports Med. 2015;49(11):710‑715.
Le retour au jeu après une commotion cérébrale est une étape cruciale qui ne doit jamais être précipitée. Parmi les risques associés aux traumatismes crâniens, le syndrome du second impact (SSI) est sans doute le plus redouté. Bien que rare, sa progression foudroyante rappelle l’importance de protéger nos adolescents et nos enfants lors de la pratique sportive.
Le syndrome du second impact se produit lorsqu’un athlète subit un deuxième commotion cérébrale avant que les symptômes d’une première commotion ne soient totalement disparus. Ce second choc, même s’il semble anodin ou léger, peut déclencher une défaillance de l’autorégulation du cerveau.
En quelques minutes, le cerveau subit un gonflement massif (œdème cérébral) et une augmentation de pression intracrânienne. Selon les données médicales, cette cascade biologique est souvent fatale ou laisse des séquelles neurologiques permanentes. Ce qu’il faut retenir, c’est que le cerveau est dans un état de vulnérabilité extrême entre deux impacts rapprochés.
Les études, notamment celles de McLendon et Engelhardt, démontrent que ce syndrome touche presque exclusivement les enfants et les adolescents. Le cerveau en développement possède des mécanismes de régulation différents de celui de l’adulte, ce qui le rend beaucoup plus fragile face à des impacts répétés dans un court intervalle. C’est précisément pour cette raison que l’encadrement des jeunes sportifs doit être d’une rigueur absolue en lien avec les risques de commotion cérébrale.

Il existe un débat dans la communauté scientifique sur la nature exacte du syndrome du second impact. Certains chercheurs se demandent s’il s’agit d’une entité clinique distincte ou d’une complication extrême d’un premier choc mal évalué.
Toutefois, cette incertitude scientifique ne change rien à la réalité clinique : les conséquences d’un deuxième impact précoce sont dévastatrices. La rareté du phénomène ne doit pas diminuer notre vigilance, car lorsqu’il survient, il n’existe aucun traitement curatif efficace. La seule solution est la prévention.
La sécurité de nos jeunes repose sur une règle simple : dans le doute, on retire l’athlète du jeu. Un retour aux activités ne devrait jamais être envisagé tant que :
En conclusion, la gestion d’une commotion n’est pas une question de performance sportive, mais de santé à long terme. Dès lors, restons vigilants et prioritisons la sécurité de nos jeunes pour éviter des conséquences irréparables.
McLendon, L., Kralik, S., Grayson, P., & Golomb, M. (2016). The Controversial Second Impact Syndrome: A Review of the Literature.. Pediatric neurology, 62, 9-17 . https://doi.org/10.1016/j.pediatrneurol.2016.03.009.
Engelhardt, J., Brauge, D., & Loiseau, H. (2020). Second Impact Syndrome. Myth or reality?. Neuro-Chirurgie. https://doi.org/10.1016/j.neuchi.2019.12.007.
Le sommeil n’est pas un simple interrupteur ON/OFF. C’est un processus très structuré, avec des phases qui s’enchaînent comme les actes d’une pièce de théâtre. Pour bien récupérer – physiquement (douleur) et psychologiquement – il faut à la fois assez d’heures de sommeil et une bonne architecture du sommeil (répartition normale des différentes phases).
Une nuit de sommeil se compose de cycles de 90 minutes environ, qui se répètent 4 à 6 fois. Dans chaque cycle, on retrouve :
Une nuit réparatrice, ce n’est donc pas seulement 7–9 heures de sommeil, c’est aussi des cycles complets, avec suffisamment de sommeil profond et paradoxal.
Les travaux récents montrent que le manque de sommeil et les nuits fragmentées perturbent l’équilibre hormonal et immunitaire : augmentation du cortisol (hormone du stress), réduction des hormones anaboliques comme la testostérone et l’IGF-1, altération de la réponse inflammatoire et de la synthèse des protéines musculaires. Cela crée un terrain moins favorable à la récupération des muscles et des tissusaprès un effort ou une blessure musculosquelettique.
À l’inverse, des nuits suffisantes et de bonne qualité :
Chez les sportifs, on observe qu’un manque répété de sommeil augmente le risque de blessures musculosquelettiques, tandis que l’optimisation du sommeil (durée + qualité) améliore la récupération, les performances et la tolérance à la charge d’entraînement.
Dans les troubles musculosquelettiques (douleurs chroniques, tendinopathies, problèmes d’épaule, lombalgies, etc.), la relation entre sommeil et douleur est bidirectionnelle :

Les études en douleur chronique montrent que corriger les troubles du sommeil (par des stratégies de rythme de vie, d’hygiène du sommeil ou des approches cognitivo‑comportementales) peut diminuer la douleur, améliorer la récupération fonctionnelle et la qualité de vie. Le sommeil devient alors un levier thérapeutique à part entière dans la prise en charge musculosquelettique.
Au niveau psychique, le sommeil est un temps d’« intégration » :
Un sommeil insuffisant ou désorganisé fragilise la régulation émotionnelle, augmente l’anxiété et la vulnérabilité à la dépression, ce qui peut amplifier la perception de la douleur et compliquer la rééducation. À l’inverse, respecter l’architecture du sommeil aide à mieux faire face au stress de la douleur, de la blessure et de la réadaptation.
Dans les troubles musculosquelettiques (douleurs persistantes, rééducation, post‑opératoire), intégrer le sommeil comme « pilier de traitement » est essentiel :
En résumé, chaque nuit de sommeil de qualité est une séance de soin silencieuse pour le corps et le cerveau. Pour la guérison des tissus et la prise en charge des troubles musculosquelettiques, dormir suffisamment, et dormir « dans le bon rythme », est aussi important que l’exercice, les traitements de physio ou chiro, ou la médication.
Baranwal N, Yu PK, Siegel NS. Sleep physiology, pathophysiology, and sleep hygiene. Prog Cardiovasc Dis. 2023.
Chennaoui M, Vanneau T, Trignol A, et al. How does sleep help recovery from exercise-induced muscle injuries? J Sci Med Sport. 2021.
Morrison DJ, Halson SL, Weakley JJ, et al. Sleep, circadian biology and skeletal muscle interactions: Implications for metabolic health. Sleep Med Rev. 2022.
Whale K, Gooberman-Hill R. The Importance of Sleep for People With Chronic Pain: Current Insights and Evidence. JBMR Plus. 2022.
Erlacher D, Vorster A. Sleep and muscle recovery – Current concepts and empirical evidence. Curr Issues Sport Sci. 2023.
Le golf est un sport de plus en plus populaire, pourtant il est propice à plusieurs blessures. En fait, 60 % des professionnels et 40 % des amateurs se blessent en jouant chaque saison. Une explication à ce phénomène est le haut taux de mouvements répétés en flexion et en torsion lors de l’élan.
D’ailleurs, d’après un sondage réalisé aux États-Unis, près de 30 millions de personnes pratiquent le golf. Le Canada n’échappe pas non plus à cet engouement. Toutefois, malgré le fait que le golf soit un sport sans impacts violents, les blessures y sont fréquentes. Elles sont causées majoritairement par l’usure qu’apportent les mouvements répétitifs. La prévention des blessures devient alors un enjeu majeur pour prolonger votre pratique.

La répétition des élans demande une combinaison précise de flexibilité et de force musculaire. Cependant, un manque de forme physique ou un surplus de poids limite souvent la souplesse nécessaire. Sans cette liberté de mouvement, le corps compense, ce qui mène inévitablement à l’usure prématurée des articulations et des tissus. De ce fait, une bonne condition physique est le meilleur rempart contre les douleurs chroniques.
Les blessures ne surviennent pas au hasard. Selon les études, certaines zones sont particulièrement sollicitées :
Pour éviter de passer votre saison à l’infirmerie, voici les recommandations de nos experts :
Barbara Brandon, PZ Pearce, Training to prevent golf injury, Current Sports Medicine Reports, Mai/Juin 2009, Vol 8 No3.

Les bienfaits de la marche

L’entraînement privé
On ne le dira jamais assez : bien s’hydrater est d’une importance capitale. Notre corps dépend de l’eau pour assurer ses fonctions vitales au quotidien. Le sang, véritable transporteur de nutriments, est une substance aqueuse. Nos urines, composées principalement d’eau, permettent l’excrétion des déchets.
De plus, la régulation de notre température corporelle dépend de la sudation, et de nombreuses réactions chimiques internes nécessitent de l’eau pour se produire. Finalement, une bonne hydratation est essentielle à la santé de tous nos tissus, nos cellules et nos articulations.
Malheureusement, lorsque nous ressentons la soif, il est souvent déjà trop tard car nous sommes déshydratés. Le réflexe de la soif prend un certain temps à se manifester. Il faut donc boire de l’eau avant d’avoir soif en calculant ses besoins selon l’activité prévue et la température ambiante. À titre d’exemple, un effort intense par une journée chaude peut entraîner une perte de sueur allant jusqu’à 2 litres par heure.
Pour assurer une bonne santé, une personne sédentaire devrait consommer de 1 à 1,5 litre d’eau par jour. Ce calcul inclut les autres boissons, mais exclut les substances diurétiques comme le café, le thé et l’alcool. En complément, le corps puise environ 1 litre d’eau dans les aliments. Évidemment, ces quantités doivent augmenter lors d’activités physiques ou de fortes chaleurs.

Chez les athlètes, on recommande généralement une consommation allant de 4 à 5 litres par jour. Arriver à l’entraînement bien hydraté permet de maintenir une température corporelle et des battements cardiaques moins élevés. Voici quelques conseils pratiques :
Est-il nécessaire de consommer des boissons de type Gatorade ? Cela dépend de l’intensité de l’exercice. Généralement, l’eau suffit. Cependant, si l’activité soutenue dure plus d’une heure, un apport en glucides et en électrolytes (sodium) devient pertinent pour éviter l’hyponatrémie.
Une bonne boisson pour sportif devrait contenir entre 4 % et 8 % de glucides. Attention toutefois au fructose : une concentration dépassant 2 g par 100 ml peut provoquer des inconforts gastro-intestinaux. Enfin, rappelez-vous que l’ajout de sodium est réservé aux efforts d’endurance ; pour la personne sédentaire, un surplus de sel peut être néfaste, la consommation moyenne au Canada dépassant déjà largement les recommandations.
Vous avez sans doute déjà croisé ces rouleaux de mousse (ou foam rollers) dans les magasins ou au gym. Mais au-delà de la sensation de massage, que dit vraiment la science sur leur efficacité ? Une analyse majeure menée par Hendricks et Hill a fait la lumière sur les véritables bénéfices de cet outil pour les sportifs.
L’un des avantages confirmés du foam rolling est son impact positif sur la flexibilité. Contrairement à certains étirements statiques qui peuvent parfois diminuer temporairement la puissance musculaire s’ils sont faits juste avant un effort, le rouleau permet d’augmenter l’amplitude de mouvement sans nuire à la force existante. C’est donc un excellent outil pour relâcher un muscle avant de bouger.
Cependant, il est essentiel de tempérer les attentes. Selon l’étude, le foam rolling n’améliore pas directement les performances athlétiques. En effet, utiliser le rouleau ne vous fera pas courir plus vite, sauter plus haut ou soulever des charges plus lourdes. Son rôle est préparatoire et réparateur, mais il n’ajoute pas de puissance ou d’endurance à vos capacités actuelles.
Le point fort du rouleau reste la récupération. Nous connaissons tous les courbatures qui surviennent après une séance intense. Les chercheurs ont observé que le rouleau aide à réduire la sensation de douleur musculaire et améliore la perception de la fatigue. Ainsi, vous vous sentez prêt à retourner à l’entraînement plus rapidement.

Pour obtenir des résultats optimaux, il est suggéré de rouler chaque groupe musculaire pendant environ 90 à 120 secondes. C’est pourquoi nous le recommandons comme un complément d’auto-soin accessible pour apaiser les tensions.
Bien que le foam rolling soit généralement sécuritaire, il existe des situations où son utilisation est déconseillée ou nécessite une grande prudence. Il est préférable d’éviter de rouler directement sur :
Si la douleur ressentie pendant le roulement est vive, aiguë ou inhabituelle, il vaut mieux arrêter et consulter.
En conclusion, le rouleau de mousse est un outil précieux pour entretenir votre mobilité et mieux récupérer, même s’il ne booste pas vos records personnels. Dès lors, n’hésitez pas à demander à nos experts en clinique les meilleures techniques pour l’intégrer efficacement à votre routine.
Hendricks, S., Hill, H., Hollander, S., Lombard, W., & Parker, R. (2020). Effects of foam rolling on performance and recovery: A systematic review of the literature to guide practitioners on the use of foam rolling.. Journal of bodywork and movement therapies, 24 2, 151-174 . https://doi.org/10.1016/j.jbmt.2019.10.019.