L’hiver revient et, avec lui, le plaisir des sports de glisse. Le ski et la planche à neige sollicitent toutefois beaucoup les muscles et les articulations.
Les genoux sont particulièrement sollicités lors des virages, des réceptions et des chutes. Le ligament croisé antérieur (LCA) et les ménisques peuvent notamment subir des blessures.
Voici quatre conseils simples pour profiter pleinement de votre saison.
Une bonne préparation physique peut réduire le risque de blessures. Elle permet aussi à vos muscles de mieux soutenir vos articulations.
Commencez idéalement votre entraînement quelques semaines avant votre première sortie.
Misez sur des exercices qui développent la force des jambes et la stabilité. Les squats, les fentes et les exercices d’équilibre sont de bons exemples.
Ajoutez aussi des exercices qui sollicitent les muscles des hanches et du tronc. Ils contribuent à stabiliser le bas du corps pendant les mouvements.
Vous ne savez pas par où commencer? Nos kinésiologues peuvent vous accompagner dans votre préparation pré-saison. Vous pouvez opter pour un entraînement privé avec un kinésiologue. Vous pouvez aussi faire concevoir un programme adapté à vos objectifs, à votre niveau et à votre réalité.
Cette approche permet de cibler les qualités physiques importantes pour votre sport. Elle peut aussi vous aider à progresser de façon sécuritaire.

Un bon échauffement prépare progressivement les muscles et les articulations à l’effort.
Privilégiez des mouvements dynamiques plutôt que de longs étirements statiques. Les mouvements doivent idéalement reproduire certaines exigences du ski ou de la planche à neige.
Prenez environ 10 minutes avant votre première descente. Vous pouvez faire quelques squats, des fentes et des mouvements contrôlés des hanches et des genoux.
L’objectif est simple : augmenter progressivement l’intensité avant de commencer à skier ou à faire de la planche.
La fatigue augmente le risque de perdre le contrôle de ses mouvements. Elle peut aussi diminuer la capacité à réagir rapidement lors d’une situation imprévue.
Soyez particulièrement prudent lors des premières descentes. Elles permettent à votre corps de retrouver ses repères. Adaptez ensuite votre vitesse et la difficulté des pistes à votre niveau et aux conditions. La fatigue devient aussi importante en fin de journée. Une dernière descente « pour en profiter une dernière fois » peut parfois être celle de trop.
Écoutez donc les signaux de votre corps. Une douleur inhabituelle, une faiblesse ou une perte de contrôle sont de bonnes raisons de ralentir ou de prendre une pause.
Une douleur au genou après une chute ne signifie pas nécessairement que vous avez subi une blessure grave. Certains signes méritent toutefois une évaluation.
Consultez notamment si votre genou gonfle rapidement, devient instable ou bloque. Une douleur importante ou persistante mérite aussi une attention particulière.
Une évaluation permet d’identifier la structure possiblement atteinte et de déterminer le traitement approprié. Lorsque la situation le nécessite, le professionnel peut également prescrire une imagerie médicale. Une radiographie, une échographie ou une résonance magnétique peuvent être utiles selon les symptômes et les résultats de l’examen.
L’objectif est de poser le bon diagnostic et de choisir la meilleure prise en charge. Selon la nature de la blessure, vous pourrez ensuite être dirigé vers le professionnel approprié. Cela peut inclure un physiothérapeute, un chiropraticien, un médecin ou un autre professionnel de la santé.
À la Clinique Performance Santé, notre équipe multidisciplinaire peut vous accompagner dans l’évaluation et la prise en charge de plusieurs blessures sportives.
Une bonne préparation, un échauffement adapté et une gestion de la fatigue peuvent faire une grande différence.
Et surtout, n’attendez pas qu’une petite douleur devienne une blessure importante.
Profitez de l’hiver, respectez vos limites et bonne glisse!
La tendinopathie latérale du coude, ou « tennis elbow », est une cause fréquente de douleur sur la face externe du coude. Malgré son nom, elle ne touche pas uniquement les joueurs de tennis. Elle peut survenir chez les travailleurs manuels et les personnes qui utilisent beaucoup un ordinateur. Elle touche également les sportifs et, de plus en plus, les adeptes du pickleball.
Le terme « épicondylite » est encore très utilisé, mais il est moins précis. Le problème n’est généralement pas une simple inflammation du tendon. Il s’agit plutôt d’une atteinte liée à la capacité du tendon à s’adapter aux charges qui lui sont imposées. À cela s’ajoute des changements possibles dans sa structure et sa sensibilité. C’est pourquoi on parle aujourd’hui davantage de tendinopathie latérale du coude.
Les tendons des muscles extenseurs du poignet et des doigts s’attachent à la partie externe de l’humérus. Ils sont particulièrement sollicités lorsque nous agrippons un objet, travaillons avec une souris, ou effectuons des mouvements répétés du poignet.
Une tendinopathie peut apparaître lorsque la charge appliquée au tendon dépasse temporairement sa capacité d’adaptation.
Il ne s’agit donc pas nécessairement d’un tendon qui aurait été « abîmé » par un seul mouvement. Souvent, le problème se développe progressivement lorsque l’intensité ou la fréquence d’une activité augmente plus rapidement que la capacité d’adaptation.
Dans plusieurs cas, l’apparition est progressive. Une personne augmente son volume de travail. Elle recommence un sport après une pause ou entreprend un projet de rénovation. Ou elle joue soudainement plusieurs parties de pickleball par semaine.
Le phénomène peut être cumulatif : chaque séance n’est pas nécessairement problématique en elle-même. C’est l’enchaînement des sollicitations avec une récupération insuffisante qui peut finir par dépasser la capacité d’adaptation du tendon.
À l’inverse, certaines personnes ressentent leur douleur après un événement clairement identifiable. Un mouvement brusque, un effort inhabituel, le soulèvement d’une charge lourde ou un impact. Dans ces situations, la douleur peut avoir une composante plus aiguë et la prise en charge initiale sera adaptée à cette présentation.
Il est donc important de distinguer une douleur récente et aiguë d’une tendinopathie qui évolue depuis plusieurs mois. Le traitement ne sera pas nécessairement identique.
Le pickleball mérite une attention particulière. Sa popularité a explosé. Du coup, les blessures du membre supérieur, incluant le coude, sont de plus en plus rapportées chez ses adeptes.
Le mouvement répétitif de la raquette et la préhension du manche peuvent imposer une charge importante aux tendons de l’avant-bras. Lorsqu’une personne commence à jouer fréquemment sans période d’adaptation progressive, le problème peut devenir particulièrement marqué.
Cela ne signifie toutefois pas qu’il faut arrêter le pickleball dès l’apparition d’une douleur. Dans la majorité des cas, l’objectif est plutôt de modifier temporairement la charge. Il faut reconstruire progressivement la capacité du tendon à tolérer l’activité.
Une douleur apparue depuis quelques semaines n’est pas nécessairement la même condition qu’une douleur présente depuis six mois.
Lorsque la douleur est récente et très irritable, la priorité est généralement de diminuer temporairement les activités qui provoquent fortement les symptômes tout en maintenant, autant que possible, les mouvements et activités qui restent tolérables.
L’objectif n’est pas de mettre complètement le coude au repos. Une diminution ciblée de la charge permet plutôt de calmer les symptômes sans entraîner une perte inutile de capacité musculaire.
Des interventions visant à réduire la douleur peuvent également être utiles pendant cette période afin de permettre au patient de recommencer à charger progressivement le tendon.
Dans une tendinopathie qui dure depuis plusieurs semaines ou plusieurs mois, le repos seul est rarement la solution. Le tendon a besoin de retrouver progressivement sa capacité à tolérer la charge.
C’est ici que les exercices thérapeutiques prennent une place centrale : ils permettent de reconstruire graduellement la force et la tolérance des muscles et des tendons de l’avant-bras.
Les données scientifiques actuelles favorisent généralement une approche active plutôt qu’une prise en charge reposant uniquement sur des traitements passifs. Les études montrent notamment que les exercices peuvent offrir de meilleurs résultats à moyen et à long terme que plusieurs interventions passives, même si l’ampleur des bénéfices demeure variable.
Il n’existe pas un traitement unique qui convient à tout le monde. La meilleure approche dépend de la durée des symptômes, de leur intensité, des activités pratiquées, de la capacité actuelle du tendon et des objectifs de la personne.
À notre clinique, nous privilégions une approche multimodale et personnalisée.
La première étape consiste à identifier ce qui surcharge le coude : travail, sport, entraînement, mouvements répétitifs, outils, souris d’ordinateur, pickleball, etc.
Il n’est généralement pas nécessaire d’éliminer complètement l’activité. Nous cherchons plutôt à déterminer quelle quantité de charge le coude peut actuellement tolérer, puis à l’augmenter progressivement.
Cette stratégie est particulièrement importante chez les personnes qui souhaitent continuer à pratiquer leur sport.
Les exercices constituent l’un des piliers du traitement.
Ils peuvent comprendre différents types de contractions et de renforcement des muscles extenseurs du poignet et de l’avant-bras, puis évoluer progressivement vers des charges plus importantes et des mouvements qui reproduisent les exigences du travail ou du sport.
Le programme est ajusté en fonction de la réponse du patient. L’objectif n’est pas simplement de faire disparaître la douleur, mais de rendre le coude suffisamment fort et tolérant pour reprendre les activités qui ont contribué au problème.
Les données récentes confirment l’intérêt d’une approche basée sur l’exercice, particulièrement lorsque celui-ci est intégré à une prise en charge globale.
Les techniques manuelles peuvent être utilisées pour traiter les déficits de mobilité, diminuer la douleur et faciliter le retour au mouvement et aux exercices. Le chiropraticien pourra, en plus de la thérapie manuelle, recommander les exercices adéquats pour la situation.
La thérapie manuelle est généralement plus pertinente lorsqu’elle est intégrée à un programme actif plutôt que lorsqu’elle constitue le seul traitement. Les données récentes soutiennent justement l’utilisation combinée de la thérapie manuelle et des exercices dans la prise en charge des douleurs latérales du coude.
Le massage peut contribuer à diminuer temporairement la douleur et la tension musculaire et à améliorer le confort lors des mouvements.
Il peut donc être intéressant comme traitement complémentaire, notamment lorsqu’une forte tension musculaire accompagne la tendinopathie. Il ne remplace toutefois pas le travail progressif de renforcement et de réadaptation du tendon.
Le laser thérapeutique peut être utilisé comme modalité complémentaire par les chiropraticiens ou les physiothérapeutes pour aider à diminuer la douleur et faciliter la progression vers les exercices.
La thérapie par ondes de choc radiales peut être envisagée particulièrement dans certaines tendinopathies persistantes. On parle en général d’une durée de plus de trois mois.
Le shockwave est considéré comme un outil parmi d’autres dans une stratégie de réadaptation, plutôt que comme une solution miracle à elle seule. Les exercices de réadaptions demeurent nécessaire dans la prise en charge. Cette modalité de traitement peut être utilisée par les chiropraticiens et les physiothérapeute.
L’acupuncture musculosquelettique peut également être utilisée pour aider à diminuer la douleur et améliorer la fonction à court terme chez certains patients.
Elle peut être pertinente dans une approche multimodale, particulièrement lorsqu’une diminution de la douleur permet au patient de mieux participer aux exercices et à la réadaptation.
Les étirements peuvent faire partie d’un programme de réadaptation, mais ils ne constituent pas à eux seuls le traitement principal de la tendinopathie.
L’objectif est plutôt de restaurer progressivement la force, la capacité et la tolérance à la charge du membre supérieur.
C’est une différence importante avec l’approche traditionnelle qui consistait principalement par le passé à étirer le tendon, appliquer de la glace et attendre que la douleur disparaisse.
Pas nécessairement. Dans plusieurs cas, une personne peut continuer à pratiquer son activité en apportant certaines modifications : réduire temporairement la fréquence ou la durée, diminuer l’intensité, modifier certains gestes techniques ou prévoir davantage de récupération.
Le retour au sport doit ensuite être progressif. Par exemple, un joueur de pickleball qui joue actuellement cinq fois par semaine pourrait avoir intérêt à réduire temporairement sa fréquence de jeu.
L’objectif final est de permettre au tendon de retrouver une capacité suffisante pour répondre aux exigences réelles de la vie quotidienne, du travail et du sport.
La durée varie considérablement d’une personne à l’autre. Une douleur récente peut parfois s’améliorer rapidement lorsque la charge est bien ajustée. Une tendinopathie persistante peut toutefois nécessiter plusieurs semaines ou plusieurs mois de progression.
La recherche récente montre qu’il est difficile de désigner une intervention unique comme étant « le meilleur traitement » pour toutes les tendinopathies latérales du coude. Plusieurs traitements ont des effets modestes ou variables, et la qualité des données demeure inégale.
L’approche la plus cohérente consiste donc à combiner les interventions de façon stratégique.
À notre clinique, la physiothérapie, la chiropratique, le massage, l’acupuncture, le laser thérapeutique et les ondes de choc peuvent être utilisés selon les besoins de chaque personne. L’objectif n’est pas de multiplier les traitements, mais de choisir les bons outils au bon moment pour favoriser une récupération durable.
Si votre douleur au coude persiste, s’aggrave ou vous empêche de travailler, de pratiquer votre sport ou d’effectuer vos activités quotidiennes, une évaluation permet de déterminer s’il s’agit bien d’une tendinopathie latérale du coude et d’identifier les facteurs qui entretiennent vos symptômes.
Un point douloureux à l’omoplate est fréquent. Il peut apparaître après un effort, une mauvaise posture ou un mouvement répétitif. Toutefois, sa localisation ne permet pas de déterminer sa cause.
En effet, plusieurs structures peuvent provoquer une douleur dans cette région. C’est pourquoi une bonne évaluation est essentielle avant de choisir un traitement.
Une origine cervicale est fréquente. Une douleur provenant des articulations facettaires du cou peut notamment être ressentie près de l’omoplate. De plus, une irritation d’une racine nerveuse cervicale peut provoquer une douleur scapulaire. Dans ce cas, des fourmillements, un engourdissement ou une faiblesse peuvent aussi être présents.
Une origine musculaire est également possible. Une surcharge ou des mouvements répétitifs peuvent entraîner une douleur des muscles qui entourent l’omoplate. Il peut notamment s’agir du trapèze, des rhomboïdes ou de l’élévateur de la scapula.
Une origine costo-vertébrale peut aussi expliquer certains symptômes. Les articulations entre les côtes et les vertèbres peuvent effectivement être douloureuses. Cependant, elles ne sont pas systématiquement responsables d’un point à l’omoplate.
Enfin, une origine scapulothoracique doit parfois être considérée. Par exemple, une irritation d’une bourse ou un syndrome de snapping scapula peut provoquer une douleur accompagnée de craquements ou de frottements lors des mouvements de l’omoplate.
Deux personnes peuvent ressentir leur douleur exactement au même endroit. Pourtant, leur problème peut être complètement différent.
Par conséquent, le traitement doit être choisi en fonction de la cause probable. L’évaluation peut notamment comprendre l’examen du cou, de l’épaule, de l’omoplate et de la région thoracique. Lorsque nécessaire, l’examen neurologique permet également de rechercher une atteinte nerveuse.
Le traitement dépend donc du diagnostic. Il peut comprendre des exercices, des conseils sur les activités et, selon la situation, des techniques manuelles. L’objectif est toutefois de retrouver progressivement la mobilité, la force et la fonction.
Ainsi, il n’existe pas un traitement unique pour un « point à l’omoplate ». Identifier la cause est la première étape pour choisir l’approche la plus appropriée.
Une douleur persistante, une faiblesse progressive, des troubles de sensibilité ou des symptômes inhabituels nécessitent une évaluation dans les plus brefs délais.
La proprioception permet à notre cerveau de savoir où se trouve notre corps dans l’espace. Elle repose sur les informations provenant notamment des muscles, des articulations et des tendons. Grâce à ces informations, nous pouvons ajuster nos mouvements sans avoir à regarder constamment notre corps.
On associe souvent la proprioception aux entorses et aux blessures sportives. Toutefois, son rôle ne s’arrête pas là. Elle participe aussi au contrôle du mouvement et peut être influencée par certaines douleurs persistantes.

Lorsqu’une douleur persiste, le système nerveux peut modifier la façon dont les informations provenant du corps sont traitées. Certains changements peuvent alors toucher la perception du mouvement, la coordination et le contrôle moteur.
Par exemple, des modifications de la proprioception cervicale ont été observées chez des personnes souffrant de douleurs persistantes au cou. La douleur peut donc s’accompagner d’une moins bonne précision dans la perception de la position de la tête et du cou.
Cependant, cela ne signifie pas que la proprioception est nécessairement la cause de la douleur. Elle peut plutôt faire partie des différents facteurs qui entretiennent ou influencent les symptômes.
Oui. La proprioception peut être entraînée à l’aide d’exercices adaptés. Ceux-ci peuvent solliciter la précision des mouvements, l’équilibre, la coordination ou encore le contrôle d’une articulation.
Dans le cas des douleurs cervicales, par exemple, certains exercices peuvent cibler le contrôle des mouvements de la tête et du cou. Ils peuvent également être combinés à des exercices de mobilité, de renforcement et d’endurance.
De plus, l’entraînement proprioceptif ne se limite pas à une surface instable ou à des exercices d’équilibre. Le type d’exercice doit plutôt correspondre au problème identifié et aux objectifs de la personne.
Elle peut effectivement faire partie d’une réadaptation. Toutefois, elle ne constitue pas un traitement universel de la douleur.
Une évaluation permet d’abord de déterminer quels facteurs contribuent aux symptômes. Ensuite, les exercices peuvent être adaptés afin d’améliorer progressivement le contrôle du mouvement et la fonction.
Ainsi, que la douleur soit récente ou persistante, la proprioception constitue un élément intéressant du système sensorimoteur à considérer dans une approche de réadaptation personnalisée.
La sciatalgie, souvent appelée à tort « nerf sciatique coincé » ou « déplacé », est entourée de nombreux mythes. Une douleur qui descend dans la fesse ou la jambe n’indique pas toujours un problème du nerf lui-même. En réalité, plusieurs structures peuvent provoquer ce type de douleur.
Dans la majorité des cas, la sciatalgie provient d’une irritation d’une racine nerveuse au niveau lombaire. Par exemple, une hernie discale ou un rétrécissement du canal peut comprimer ou enflammer cette racine. Ainsi, on parle plutôt de radiculopathie lombaire. Contrairement aux idées reçues, le nerf n’est donc pas «déplacé».
Cependant, la douleur peut aussi venir d’ailleurs. D’une part, l’articulation sacro-iliaque est fréquemment impliquée. En effet, elle peut provoquer une douleur dans la fesse et la jambe, parfois similaire à une sciatique. D’autre part, certains muscles profonds, comme le piriforme, peuvent irriter ou comprimer le nerf sciatique lors de son passage au niveau de la fesse. Il s’agit du syndrome du piriforme. Enfin, dans les syndrome myofasciaux de certains muscles du bassin, il est possible de retrouver une douleur qui descend dans la jambe, parfois jusqu’à la cheville. On parle alors dans ces cas de pseudo-sciatique.
Ainsi, identifier la vraie cause est essentiel. Une sciatalgie ne se traite pas en « remettant un nerf en place ». Au contraire, une prise en charge adaptée repose d’abord sur un diagnostic précis. Par la suite, un traitement ciblé, incluant le mouvement, les exercices thérapeutiques et la thérapie manuelle, pourra être mis en place.
En somme, la sciatalgie est un symptôme complexe. Comprendre ses différentes origines permet d’éviter les fausses croyances et d’orienter vers des solutions réalistes, efficaces et durables.

La Chiropratique

La Physiothérapie
Les blessures du ligament croisé antérieur (LCA) sont parmi les plus courantes chez les sportifs, particulièrement dans les sports impliquant des sauts, pivots et changements de direction (soccer, ski, basketball).
Bonne nouvelle : les données scientifiques montrent qu’il est possible de prévenir une grande proportion de ces blessures grâce à des programmes d’exercices adaptés.
Oui. Les études démontrent que des programmes de prévention bien structurés peuvent réduire le risque de blessure au ligament croisé antérieur de 50 % à près de 60 %.
Ces résultats reposent sur des interventions ciblant le contrôle du mouvement et la stabilité du genou — des facteurs clés dans la majorité des blessures.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la majorité des blessures au LCA surviennent sans contact.

Les causes les plus fréquentes incluent :
En résumé : c’est souvent un problème de contrôle du mouvement, pas seulement de force.
Un programme efficace de prévention du LCA doit inclure plusieurs types d’exercices :
Cibler les quadriceps, les ischio-jambiers et les fessiers pour stabiliser le genou.
Travailler les sauts et les réceptions pour améliorer la technique et réduire les impacts.
Améliorer la stabilité et la proprioception (contrôle du corps dans l’espace).
Apprendre à bien courir, sauter et changer de direction.
Ces exercices peuvent être intégrés à un échauffement de 10 à 15 minutes, 2 à 3 fois par semaine.
Si une blessure survient, une réadaptation complète est essentielle pour éviter les récidives.
Elle comprend généralement :
Un retour trop rapide augmente considérablement le risque de re-blessure.
✔ Les blessures du LCA sont souvent évitables
✔ Un bon programme peut réduire le risque de plus de 50 %
✔ La qualité des mouvements est essentielle
Franco, D., Ambrosio, L., Za, P., Maltese, G., Russo, F., Vadalà, G., Papalia, R., & Denaro, V. (2024). Effective Prevention and Rehabilitation Strategies to Mitigate Non-Contact Anterior Cruciate Ligament Injuries: A Narrative Review. Applied Sciences. https://doi.org/10.3390/app14209330.
Padua, D., DiStefano, L., Hewett, T., Garrett, W., Marshall, S., Golden, G., Shultz, S., & Sigward, S. (2018). National Athletic Trainers’ Association Position Statement: Prevention of Anterior Cruciate Ligament Injury.. Journal of athletic training, 53 1, 5-19 . https://doi.org/10.4085/1062-6050-99-16.

Une mauvaise chute ou un faux mouvement lors d’une activité sportive, et voilà que votre cheville tourne. La douleur est vive, le gonflement apparaît, et le premier réflexe est souvent de se rendre aux urgences pour passer une radiographie. Pourtant, saviez-vous que dans la grande majorité des cas, une fracture est absente et l’imagerie s’avère superflue ?
De ce fait, l’attente dans les hôpitaux peut durer des heures pour un examen qui n’aurait peut-être pas été requis si une évaluation clinique rigoureuse avait été effectuée au préalable.
C’est pourquoi, afin de déterminer la nécessité d’une imagerie, les professionnels de la santé utilisent un outil validé scientifiquement. Il s’agit des Règles de décision clinique d’Ottawa (Ottawa Ankle Rules). À cet égard, les recherches de Jonckheer et al. (2016) et Vuurberg et al. (2018) démontrent que ces règles sont la référence pour exclure une fracture, avec une précision frôlant les 100 %.
L’examen repose sur des critères précis. Une radiographie n’est généralement indiquée que si vous ressentez une douleur dans la zone des malléoles (les os saillants) associée à l’un des points suivants :
Selon Yilmaz et al. (2021), l’application de ces critères permet d’identifier avec exactitude les patients nécessitant une imagerie, évitant ainsi des rayons X inutiles et des coûts de santé évitables (Gomes et al., 2020).
Si vous avez un doute ou si les tests de la règle d’Ottawa s’avèrent positifs, sachez qu’il n’est pas toujours nécessaire de passer par l’urgence. Au sein de notre clinique, nos chiropraticiens sont habilités à prescrire les radiographies nécessaires pour confirmer ou exclure une fracture suspectée. Cette approche directe vous permet d’obtenir un diagnostic rapide et d’orienter immédiatement votre traitement.
Si la fracture est exclue, il s’agit probablement d’une entorse ligamentaire. Les revues systématiques (Gaddi et al., 2022 ; Dhillon et al., 2023) confirment que le traitement optimal repose sur une mobilisation précoce et contrôlée plutôt que sur une immobilisation stricte.
En consultant notre équipe (chiropraticiens, physiothérapeutes, kinésiologues), vous bénéficiez d’un plan de réadaptation supervisé. Cela permet de réduire la douleur, de restaurer la mobilité et de prévenir l’instabilité chronique, un risque majeur chez les sportifs (Halabchi & Hassabi, 2020).
Un doute sur votre blessure ? Ne perdez pas de temps dans une salle d’attente. Consultez nos experts pour une évaluation précise et, si nécessaire, une prescription de radiographie sur place. Par la suite, nos professionnels qualifiés sauront vous guider dans le processus de réadaptation.
Téléphones, tablettes et ordinateurs font maintenant partie du quotidien des enfants et des ados. Utilisés longtemps, souvent assis et immobiles, les écrans peuvent toutefois poser problème pour le dos, le cou, les os et les muscles.
Quand un jeune passe de longues périodes devant un écran, surtout sur un téléphone ou une tablette tenue près du visage, il a tendance à pencher la tête vers l’avant et arrondir le dos.
Les études récentes montrent que :
En résumé : ce n’est pas l’écran en soi qui « abîme » le corps, mais le fait de rester trop longtemps immobile, dans une mauvaise posture.
L’enfance et l’adolescence sont des périodes clés pour construire un squelette solide et une bonne masse musculaire. Or, les écrans prennent souvent la place de l’activité physique.
Les synthèses de recherche montrent que :

Quelques repères simples :
L’objectif n’est pas d’interdire les écrans, mais d’éviter surtout qu’ils remplacent le mouvement, indispensable au bon développement musculosquelettique.
Vous manquez de temps, vous êtes fatigué·e, vous bougez « un peu »… mais est-ce que cela suffit vraiment? Et surtout, qu’est-ce que 30 minutes de marche peuvent concrètement vous rapporter?
Imaginez ceci : au lieu de rester assis après le souper, vous sortez marcher 30 minutes dans votre quartier. En une seule demi-heure, votre cœur bat un peu plus vite, vos poumons se remplissent mieux, vos muscles s’activent, votre esprit se calme. Répété jour après jour, ce petit geste devient un véritable investissement santé.
Dès les premières semaines, plusieurs personnes remarquent :
Ce n’est pas « dans votre tête » : marcher stimule la circulation, lubrifie les articulations, aide à réguler la glycémie et libère des substances qui apaisent le cerveau.
En marchant régulièrement (idéalement 150 minutes par semaine, soit 30 minutes 5 fois), vous:
Pensez-y comme à un compte épargne santé : chaque marche est un dépôt. Plus vous déposez, plus les intérêts s’accumulent.
Vous n’avez pas à être sportif pour commencer. Vous avez seulement à faire le premier pas… puis le répéter demain.
À notre clinique, nous pouvons vous accompagner pour adapter l’activité physique à votre condition, vos douleurs et vos objectifs. Votre temps est précieux : faites en sorte que chaque minute de marche travaille pour votre santé.
Références
Morris, J., & Hardman, A. (1997). Walking to Health. Sports Medicine, 23, 306-332. https://doi.org/10.2165/00007256-199723050-00004.
Ungvari, Z., Fazekas-Pongor, V., Csiszar, A., & Kunutsor, S. (2023). The multifaceted benefits of walking for healthy aging: from Blue Zones to molecular mechanisms. GeroScience, 45, 3211 – 3239. https://doi.org/10.1007/s11357-023-00873-8.
Hanson S, Jones A. Is there evidence that walking groups have health benefits? A systematic review and meta-analysis. Br J Sports Med. 2015;49(11):710‑715.
Le retour au jeu après une commotion cérébrale est une étape cruciale qui ne doit jamais être précipitée. Parmi les risques associés aux traumatismes crâniens, le syndrome du second impact (SSI) est sans doute le plus redouté. Bien que rare, sa progression foudroyante rappelle l’importance de protéger nos adolescents et nos enfants lors de la pratique sportive.
Le syndrome du second impact se produit lorsqu’un athlète subit un deuxième commotion cérébrale avant que les symptômes d’une première commotion ne soient totalement disparus. Ce second choc, même s’il semble anodin ou léger, peut déclencher une défaillance de l’autorégulation du cerveau.
En quelques minutes, le cerveau subit un gonflement massif (œdème cérébral) et une augmentation de pression intracrânienne. Selon les données médicales, cette cascade biologique est souvent fatale ou laisse des séquelles neurologiques permanentes. Ce qu’il faut retenir, c’est que le cerveau est dans un état de vulnérabilité extrême entre deux impacts rapprochés.
Les études, notamment celles de McLendon et Engelhardt, démontrent que ce syndrome touche presque exclusivement les enfants et les adolescents. Le cerveau en développement possède des mécanismes de régulation différents de celui de l’adulte, ce qui le rend beaucoup plus fragile face à des impacts répétés dans un court intervalle. C’est précisément pour cette raison que l’encadrement des jeunes sportifs doit être d’une rigueur absolue en lien avec les risques de commotion cérébrale.

Il existe un débat dans la communauté scientifique sur la nature exacte du syndrome du second impact. Certains chercheurs se demandent s’il s’agit d’une entité clinique distincte ou d’une complication extrême d’un premier choc mal évalué.
Toutefois, cette incertitude scientifique ne change rien à la réalité clinique : les conséquences d’un deuxième impact précoce sont dévastatrices. La rareté du phénomène ne doit pas diminuer notre vigilance, car lorsqu’il survient, il n’existe aucun traitement curatif efficace. La seule solution est la prévention.
La sécurité de nos jeunes repose sur une règle simple : dans le doute, on retire l’athlète du jeu. Un retour aux activités ne devrait jamais être envisagé tant que :
En conclusion, la gestion d’une commotion n’est pas une question de performance sportive, mais de santé à long terme. Dès lors, restons vigilants et prioritisons la sécurité de nos jeunes pour éviter des conséquences irréparables.
McLendon, L., Kralik, S., Grayson, P., & Golomb, M. (2016). The Controversial Second Impact Syndrome: A Review of the Literature.. Pediatric neurology, 62, 9-17 . https://doi.org/10.1016/j.pediatrneurol.2016.03.009.
Engelhardt, J., Brauge, D., & Loiseau, H. (2020). Second Impact Syndrome. Myth or reality?. Neuro-Chirurgie. https://doi.org/10.1016/j.neuchi.2019.12.007.